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Tunisie: Signature d’une convention pour l’élaboration d’une étude sur l’extraction du gaz de schiste

décembre 30, 2016

gaz de schiste

Dans une interview accordée à l’Economiste Maghrébin (Magazine – n°700), Mme Héla Cheikhrouhou, ministre des Mines, de l’Energie et des Energies renouvelables, a annoncé que le ministère de l’Environnement est en train de signer, avec un bureau d’études, une convention pour l’élaboration de cette étude. Celle-ci va commencer au mois de janvier 2017 et finir dans 18 mois.

« J’espère qu’elle avancera dans les délais et qu’elle sera de la meilleure qualité possible. L’ultime but est de nous fournir les informations les plus fiables possibles sur les caractéristiques géologiques des bassins ciblés, dont celui de Ghedames au sud du pays et sur la faisabilité des futurs projets gaziers. L’étude stratégique doit nous informer sur les caractéristiques géologiques et sur les besoins en eau », a précisé Héla Cheikhrouhou.

Dans le même contexte, la ministre a rappelé qu’en 2014, il y a eu une première étude sur l’extraction de gaz de schiste en Tunisie et que le ministère dispose d’une autre étude en cours de finalisation.

La ministre a précisé que pour approvisionner les villes en gaz naturel, deux solutions se présentent : soit on profite de l’occasion pour développer notre propre gaz aux fins de répondre à une demande pressante et de créer des emplois supplémentaires, soit on importe en devises du gaz et on crée à cette fin une infrastructure coûteuse.

Dans le même contexte, Mme Cheikhrouhou  a rappelé que dans le budget 2017, il est prévu d’allouer une enveloppe de 1000 MDT pour développer l’industrie gazière et créer de nouveaux emplois…

Pour Mme Cheikhrouhou, si le pays va s’engager dans une infrastructure à échelle, il faut accélérer l’élaboration d’une étude environnementale stratégique. Elle a été décidée en 2013, mais jusqu’à ce jour, elle n’a pas été entamée.

Quant aux besoins en eau qu’exigeront les forages, il est prévu d’épargner la nappe phréatique et les eaux de surface et de recourir à des ressources non conventionnelles, à travers la création d’une unité de dessalement de l’eau.

Toujours à propos du gaz de schiste, la ministre a fait savoir qu’il y a aussi l’idée de forer un puits pilote dans le bassin de Ghedames et de changer, à cette fin, la nature d’un permis détenu par une des plus grandes sociétés opérant dans ce domaine. Cette proposition sera soumise au parlement pour examen et adoption.

Pour conclure, Mme Héla Cheikhrouhou a indiqué qu’avec cette proposition, on aura fait d’une pierre deux coups : l’étude environnementale et la soumission au parlement d’une approche pilote consistant en la conversion d’un permis pour favoriser le forage d’un puits pilote. Une fois l’approche pilote expérimentée, on ne peut intensifier l’investissement qu’à la faveur des résultats obtenus.

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