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Une ville algérienne résiste aux gaz de schiste

mars 5, 2016

 

source: France inter

Les anciens disent que depuis le temps de la colonisation de la France, on n’a jamais connu un événement comme la lutte contre le gaz de schiste à In Salah. Les gens venaient de partout en voiture pour les sit-in.

 

Nous sommes en Algérie dans la petite ville d’In-Salah.

Abdelouahab Messaoudi est resté pendant plus de 5 mois sur la place centrale de la ville. Des manifestations avaient lieu tous les jours, parfois deux fois par jour, il y a un an, pour s’opposer à l’exploitation du gaz de schiste aux portes de la ville. In Salah, dans le désert du Sahara, à 1300km de la capitale, ce sont 40 000 habitants, que la lutte a profondément changé. In Salah devenue un symbole de la mobilisation contre le gaz de schiste et du réveil de la société algérienne. C’est un reportage de Leïla Beratto

 

Menacer de polluer l’eau, alors que c’est la seule façon de survivre. Le dossier du gaz de schiste a rompu la confiance entre l’état et les habitants. C’est ce qu’explique cet ingénieur.

 

Avant, on subit, on accepte. La notion de l’état c’est : l’état peut faire ce qu’elle veut, c’est forcément pour notre bien. Mais quand nous avons compris que l’état pouvait faire du mal, les gens ont passé deux mois dehors. Maintenant, on n’accepte pas tout comme ça. On analyse : on veut ça, on veut pas ça.

 

Hacina Zegzeg, la cinquantaine, fait partie des piliers du mouvement de protestation. Un an après les manifestations, elle lance avec ses proches un collectif pour promouvoir le développement durable, pour améliorer les conditions de vie de la ville saharienne.

 

A In Salah, les maisons ont les appelle Howeta. C’est un terrain avec une clôture autour et au fond il y a la maison. Avant la maison, il y a un terrain qui est nu. Le citoyen ne fait pas d’agriculture là où il habite. Donc on avait lancé l’idée des micro-climat, et on avait expliqué que si on plantait des arbres, ça diminuerait beaucoup la température.

 

Sa fille de 15 ans, Djihad, a voulu participer aussi. Mais au lycée, ses camarades lui ont fait des reproches.

 

Ca m’a créé des problèmes, spécialement dans ma classe. Les filles disent que je suis en première année secondaire, j’ai 15 ans, normalement, je ne dois pas m’intéresser à ce problème, je le laisse pour les grands. Moi, non, je dis que tout le monde doit partir au primaire, et sensibiliser les petits garçons pour planter des arbres devant leur maison.  Comme ça on va développer notre ville, puisque le gouvernement ne veut pas faire ça, on va la développer à notre tour.

 

Le forage de gaz de schiste lui est à l’arrêt, pour des raisons économiques. Temporaire affirme les autorités, jusqu’à ce que le prix du baril de pétrole remonte.

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