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Hydrocarbures de schiste en Île-de-France : face à l’assaut des lobbys, restons vigilants

novembre 3, 2015

LE PLUS. Que faire des ressources en hydrocarbures qu’abrite le sous-sol parisien ? À un mois des régionales, Jean-Paul Huchon, président sortant de la Région Île-de-France, et Roseline Sarkissian, conseillère régionale sortante et tête de liste en Seine-et-Marne sur la liste PS de Claude Bartolone, réaffirment leur opposition à l’exploration et l’exploitation des gaz et pétroles de schiste.

Édité par Sébastien Billard

Près de 4,7 millions de barils de pétrole sommeilleraient dans le sous-sol de l’Île-de-France (V. LOISON/SIPA).

 

L’Île-de-France, eldorado de l’or noir ? Le slogan revient souvent dans la bouche des lobbys pétroliers. Et pour cause, notre région figure pour les industriels parmi les bassins les plus prometteurs en Europe : 4,7 milliards de barils de pétrole sommeilleraient dans le sous-sol du seul bassin parisien !

 

Dès le départ, la Région île-de-France s’est montrée déterminée à ne pas laisser ces compagnies détruire notre environnement et notre cadre de vie.

 

Notre avenir, ce ne sont pas les hydrocarbures de schiste

 

Avec la majorité de gauche au Conseil régional, nous avons à de nombreuses reprises répété que l’avenir ne se situerait pas dans les hydrocarbures de schiste.

 

Notre avenir, c’est la mise en place d’une vraie transition énergétique qui mise pleinement sur les énergies renouvelables. C’est la marque de notre bilan à la tête de la région capitale ; c’est le projet de Claude Bartolone pour l’Île-de-France.

 

Les départements de l’Essonne et de la Seine-et-Marne sont directement concernés par ce sujet. Et dès 2010, des collectifs rassemblant des associations de défense de l’environnement, des élus locaux, et des citoyens engagés, ont alerté les ministres successifs des risques inhérents à l’exploitation de la roche mère en France.

 

Cette mobilisation populaire a payé : la loi du 13 juillet 2011 est un premier jalon pour protéger notre environnement des dérives exploratrices et des saccages de la méthode dite de « fracturation hydraulique ». Mais les ambigüités de la loi ne lèvent pas tous les doutes, loin de là : le combat doit continuer.

 

La loi actuelle présente de trop nombreuses ambiguïtés 

 

Alors que de nombreux élus de droite ne cessent de s’affirmer favorables à de nouveaux tests pour l’exploitation de pétrole et gaz non conventionnels, la loi 13 janvier 2011 présente en effet de trop nombreuses ambiguïtés : elle ne ferme pas totalement la porte à l’exploitation des gaz et pétroles de schiste – et ouvre ainsi la voie à l’exploration.

 

Comment estimer alors que c’est une protection suffisante pour nos territoires et notre environnement ?

 

Malgré le message clair des pouvoirs publics, les lobbys restent donc actifs : des compagnies telles que Vermillon ou Hess Oil, grandes spécialistes de l’exploitation du gaz de schiste outre-atlantique, multiplient des forages autour de villes comme Nangis en Seine-et-Marne, ou encore Vert-le-Grand en Essonne, et investissent chaque année des dizaines de millions d’euros en prospection sur l’ensemble de notre région.

 

Ces sociétés jurent la main sur le cœur qu’elles ne prospectent et n’exploitent que du pétrole dit « conventionnel ». Pour cela, elles s’appuient sur le code minier, qui, dans sa version actuelle, ne fait pas la différence entre hydrocarbure conventionnel et non-conventionnel.

 

Le débat sur les « techniques propres » n’a pas de sens

 

Parce que nous ne devons pas laisser le moindre doute sur un sujet qui engage l’avenir de nos enfants et de nos territoires, il y a évidemment urgence à réformer ce code minier, vieux de 205 ans, qui ne répond plus aux enjeux d’aujourd’hui.

 

C’est d’ailleurs tout le sens de la démarche des ministres de l’Écologie, Ségolène Royal, et de l’Économie, Emmanuel Macron, dans l’annonce de consultations publiques pour l’élaboration d’un code minier plus respectueux de l’environnement.

 

Ne nous trompons pas de débat : l’interdiction de la fracturation hydraulique, c’est la B-A-ba ; mais au-delà, c’est bien sur la question de l’exploration des pétroles et gaz de schistes qu’il ne faut pas faiblir. À ce titre, le débat sur les « techniques propres » n’a pas de sens : quelle que soit la méthode utilisée, l’empreinte carbone des hydrocarbures de schiste est équivalente à celle du charbon !

 

Sans même insister ici sur les dégagements d’éthane, gaz extrêmement dangereux pour notre santé comme pour la planète, mis en évidence par une équipe de l’université de Liège.

 

Pour une transition écologique, énergétique et sociale

 

Notre vigilance reste intacte, notre détermination est sans faille. Les associations et nombreux collectifs franciliens peuvent compter sur notre appui et celui de Claude Bartolone pour faire valoir notre opposition résolue à toute idée d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures non-conventionnels en Île-de-France.

 

À quelques jours de la conférence mondiale sur le climat, la priorité absolue reste plus que jamais la réussite de la transition écologique, énergétique et sociale en Île-de-France ; pour faire de notre région, une Île-de-France humaine.

 

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