Les femmes enceintes qui vivent près de puits de gaz naturel actifs exploités par l’industrie de la fracturation hydraulique en Pennsylvanie ont un risque accru d’accoucher prématurément et d’avoir des grossesses à risque élevé, suggère une étude publiée dans la revue Epidemiology.

Le Dr Brian S. Schwartz de l’Université Johns Hopkins et ses collègues ont analysé des données concernant 9,384 mères qui ont donné naissance à 10,946 bébés. Ils ont mis ces données en relation avec la distance entre leur résidence et des puits ainsi que le stade de forage de ces puits, la profondeur du forage et la quantité de gaz produite pendant leurs grossesses.

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Dans l’ensemble, 11 % des bébés sont nés prématurément. Parmi ceux-ci, 79 % sont nés entre 32 et 36 semaines.

Les femmes qui demeuraient à proximité des puits faisant partie des 25 % plus actifs avaient un risque de naissance prématurée (avant 37 semaines de gestation) 40 % plus élevé que celles qui vivaient à proximité des puits faisant partie des 25 % moins actifs. Leur risque était aussi 30 % plus élevé que leur médecin considère leur grossesse comme étant à risque élevé (hypertension, prise de poids excessive…).

Les facteurs potentiels pour ces grossesses prématurées sont nombreux : polluants multiples dans l’air et potentiellement dans l’eau, bruit, stress…

Psychomédia avec sources : Johns Hopkins, Epidemiology.
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