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Ce ne sont pas les écologistes mais bien… le pétrole qui pourrait avoir la peau du gaz de schiste

octobre 1, 2015

Bruno Wattenbergh, chroniqueur économique, ce matin sur Bel RTL,

 

 

La baisse du prix du pétrole entraîne des conséquences sur le secteur du gaz de schiste aux Etats-Unis, des conséquences létales pour les petits exploitants .

Le pétrole à prix bas soutient la croissance économique mais cause des victimes parmi les exploitants du pétrole de schiste américain tant décrié, mais pas qu’aux Etats-Unis et pas que pour le pétrole de schiste. En pratique dans tous les endroits du monde où l’on extrait du pétrole de manière compliquée et donc chère, ou bien lorsque les conditions sont complexes, et bien la baisse des prix (le pétrole est aujourd’hui à 43$ la baril) remet en question la rentabilité de ces exploitations et a fortiori le démarrage de nouvelles exploitations.

 

De quels types d’exploitations parle-t-on ?

Au Canada, les exploitants des sables bitumineux de l’Alberta sont en difficultés et aucune nouvelle exploitation ne serait lancée tant que le pétrole ne sera pas remonté à environ 100$ le baril. Au Brésil, ce sont les nouveaux champs offshores ultra-profonds qui ne trouvent plus de financement. Idem en Irak.

 

Plus que les exploitations, c’est tout le secteur qui semble avoir pris froid…

Les compagnies de services pétroliers, directement tributaires des investissements des entreprises qui pompent le brut, enchaînent les annonces de plans d’économies drastiques. Mais ceux qui paient et vont continuer à payer le plus lourd tribut ce sont les petits producteurs américains.

 

Pourquoi les petits producteurs américains sont-ils les plus touchés?

Parce que contrairement aux grandes compagnies pétrolières, les petits producteurs de gaz et de pétrole de schiste doivent forer des puits à intervalles réguliers. Mais pour ce faire, ils ont un besoin vital de financement, bancaire principalement. Des banques qui calculent la capacité d’emprunt de chaque exploitation en estimant la valeur de ses réserves pétrolières et gazières, et donc en simulant le prix auquel ces réserves se vendront dans les prochains mois (ce qu’on appelle les « futures  »). Autant vous dire qu’avec la baisse du pétrole, ces capacités d’endettement sont régulièrement revues à la baisse. On parle d’un assèchement de crédit de l’ordre de 10 milliards de $.

 

Que va-t-il se passer ?

Les grandes compagnies pétrolières n’ont rien à craindre. Mais par contre, la moitié des petites exploitations seraient en surendettement. Il y aura certainement des faillites, bien sûr. Il y aura aussi des rachats par des fonds d’investissement. Et ensuite, il y aura quelque chose de plus détestable, c’est la proposition récente du groupe EXXON, le groupe propose de couvrir tous les coûts d’extraction et d’exploration des petits exploitants, en échange de deux tiers des revenus générés par chacun de leurs puits. Business is business !

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