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L’extraction de gaz de schiste à l’origine d’un séisme au Canada

août 27, 2015

 SOURCE/ LE FIGARO
Le recours à cette technologie consiste à injecter à haute pression de l'eau, avec des produits chimiques et du sable, pour fracturer horizontalement les schistes. (ILLUSTRATION)

Le recours à cette technologie consiste à injecter à haute pression de l’eau, avec des produits chimiques et du sable, pour fracturer horizontalement les schistes. (ILLUSTRATION) Crédits photo : JANEK SKARZYNSKI/AFP

INFOGRAPHIE – Le recours à la fracturation hydraulique, consistant à injecter à haute pression de l’eau dans la roche, est décrié en raison de risques sismiques et de contamination des nappes phréatiques.

L’utilisation de la fracturation hydraulique, servant à l’exploitation d’hydrocarbures de schistes, reste aujourd’hui très controversée. Elle est d’ailleurs interdite en France depuis 2011. Dans l’Ouest canadien, où ce procédé est autorisé, un projet faisant appel à cette technologie est à l’origine d’un séisme de magnitude 4,4 en août 2014. Celui-ci avait été précédé par une autre secousse de magnitude 3,8. Les deux séismes n’avaient pas occasionné de dégâts matériels. À l’époque, les regards s’étaient immédiatement portés sur la compagnie Progress Energy qui exploite un gisement dans la région. Mercredi, la Commission de réglementation de l’industrie pétrolière et gazière de Colombie-Britannique est venue confirmer ces suspicions. Les deux événements ont bien été provoqués par «l’injection de fluides pendant la fracturation hydraulique», explique-t-elle dans un mail adressé à la chaîne publique CBC.

Cliquez ici pour agrandir l’infographie

En août 2014, plusieurs entreprises recouraient à cette méthode dans la région, précise la commission. La fracturation hydraulique consiste à forer une roche puis à y injecter des milliers de litres d’eau sous haute pression. Le liquide, accompagné de sable et d’additifs chimiques, créent des micro-fissures. Et, une fois l’eau pompée, le gaz et l’huile de schiste peut être extrait.

À la suite des deux séismes, Progress Energy avait concédé à une réduction de la quantité de fluides injectés dans la roche. Seulement, la semaine dernière, cette filiale du groupe public malaisien Petronas a dû temporairement arrêter ses activités sur un autre gisement après un séisme de magnitude 4,6. L’épicentre se trouvait à seulement trois kilomètres de l’exploitation, mais un éventuel lien avec la fracturation hydraulique reste à déterminer.

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