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Gaz de schiste : une étude qui sème la controverse au N.-B

juin 9, 2015

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Denise Melanson, de l'Alliance contre le gaz de schisteDenise Melanson, de l’Alliance contre le gaz de schiste  Photo :  Michèle Brideau/Radio-Canada

Le rapport publié par l’Agence de protection environnementale américaine (EPA) sur les impacts de l’exploitation du gaz de schiste est froidement accueilli par un groupe d’opposants néo-brunswickois.

L’étude, qui s’est étalée sur quatre ans, conclut qu’il n’y a aucune preuve concernant une contamination à large échelle de la nappe phréatique en raison de la fracturation hydraulique.

Or, la porte-parole de l’alliance anti-schiste du Nouveau-Brunswick, Denise Melanson, soutient que le rapport de l’agence américaine répète ce que d’autres rapports ont souligné par le passé, soit qu’il n’y a « pas assez d’étude pour comprendre l’étendue du problème ».

« Ce que ça souligne, surtout, c’est qu’il y a une absence de preuves. Il y a une absence de preuves parce qu’il y a une absence de données. » — Denise Melanson, porte-parole de l’alliance anti-schiste du Nouveau-Brunswick

Le site Inside Climate News, citant une demi-douzaine d’anciens employés de l’EPA, des sources politiques et plus de 200 pages de correspondance officielle, a rapporté en mars que l’étude de l’agence avait été minée par le manque de coopération de l’industrie pétrolière et gazière.

C’est également ce que croit Denise Melanson. Elle affirme que plusieurs preuves sont manquantes surtout en ce qui a trait à la contamination de l’eau.

L’Institut d’Énergie du Nouveau-Brunswick appuie les résultats

Le professeur Maurice Dusseault, qui fait partie du comité scientifique de l’Institut d’Énergie du Nouveau-Brunswick, donne raison pour sa part à l’EPA.

« Le processus de fracturation hydraulique lui-même n’est pas dangereux. C’est [sic] plutôt les accidents qui arrivent à la surface, disons, les tanks, des vans, des camions, des fuites, un accident sur la route ».

Le professeur balaie de la main les objections des opposants à l’industrie. Selon lui, ce sont des gens qui mettent de l’avant « leur idéologie » et qui sont « assez raides dans leurs opinions ».

« On voit ça assez souvent que les gens qui s’opposent […] à ces projets, on ne peut jamais avoir assez de données parce qu’ils nous demandent des niveaux de preuves qui sont inaccessibles, à la limite. » — Maurice Dussault, membre du comité scientifique de l’Institut d’Énergie du Nouveau-Brunswick. 

L’un des commissaires de la Commission provinciale sur la fracturation hydraulique, Marc Léger, soutient également que la commission prend ce rapport au sérieux.

« Pour un des cinq éléments de notre mandat, c’est une agence qui est très crédible. Le rapport va nous être très utile, il n’y a pas de questions ».

Réactions opposées à Frédéricton

Le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, David Coon, n’a pas accordé une attention particulière à cette étude de l’EPA.

« C’est très important d’examiner les rapports de la Nouvelle-Écosse, du Québec, de New York parce que ces rapports sont très compréhensifs et qui examinent toutes les façons [de faire], tous les risques de l’exploitation du gaz de schiste. Ce n’est pas le cas du rapport de l’agence américaine. Ce rapport avait un but spécifique qui était l’impact sur la qualité de l’eau », a déclaré le député vert.

Si David Coon ne semblait pas impressionné par l’étude de l’EPA, c’est tout le contraire pour le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant. M. Gallant a souvent répété qu’il attendait notamment les résultats de cette étude pour clarifier sa position sur l’avenir du développement de l’industrie du gaz de schiste en province.

Questionné dans les derniers jours à ce sujet, le premier ministre affirme que les données du rapport seront analysées par la commission responsable d’analyser si le moratoire sur la fracturation hydraulique, imposé en décembre 2014, doit être maintenu.

Le premier ministre Gallant a également qualifié ces données d’intéressantes.

« C’est une institution sérieuse, il n’y a aucun doute là-dessus. C’est une des raisons pourquoi, au cours des dernières années, nous avons dit qu’un moratoire sur la fracturation hydraulique était la décision judicieuse à prendre en attendant que des institutions crédibles puissent fournir des informations », a-t-il expliqué.

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