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Gaz de schiste, discours d’une fausse solution

janvier 14, 2015
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14 janvier 2015 | Par Clément Helary, Mediapart le club

Il y a un peu plus d’une semaine, alors que je travaillais dur sur Facebook, j’ai aperçu un article du Monde.fr, expliquant que le gouvernement espagnol « misait sur le gaz de schiste » (si besoin, voilà une définition avec un dessin sympatoche) et donc sur la fracturation hydraulique. Nom d’une pipe. Mais qu’ont-ils en tête. Introduisant des modifications dans la loi sur les hydrocarbures en vigueur, le ministre de l’industrie et de l’énergie (J.M Suria) a réaffirmé sa vision des choses. 70 permis ont déjà été distribués. Et voilà un nouveau pays qui plonge la tête la première dans ce qui a pu avoir l’air d’une bonne opportunité de création de richesse, malgré les réticences et résistances locales (certaines régions et localités ont pris les devants pour se protéger) et la position de nombreux Etats Européens.

Il est dit que l’exploitation du gaz de schiste permettra de réduire la dépendance énergétique du pays (99% des hydrocarbures y sont importés) et qu’elle bénéficiera aux régions et aux propriétaires des sols, à travers la mise en place de taxes redistribuées. De plus, une étude très sérieusement spéculative (aucune prospection n’a été effectuée) explique que les réserves en Espagne pourraient alimenter 39 années de consommation du pays.

Peut-être. Mais il ne s’agit ici que d’arguments financiers s’appuyant sur une logique court-termiste : on présente la récompense d’une action paraissant toute simple, sans prendre en compte un bon nombre de faits que les expériences passées ont mis à jour. On fonce tête baissée, comme si il fallait « saisir » cette opportunité dans une parodie de rêve américain, poussé par des intérêts directs pour certains, moins clairs pour d’autres. L’exploitation du gaz de schiste n’est par essence (avec mauvais jeu de mot) pas une solution à long terme. Ni écologique ni économique (les deux étant bien sûr liés). Par ce qu’il est la source de désastres écologiques qui ont un coût, certes bien souvent payé par le citoyen et non par la multinationale, mais un coût bien réel, par ce qu’il s’inscrit dans un système condamné à disparaitre un jour, celui de l’énergie hydrocarbure, et qu’il préfigure le scénario dramatique que serait « la recherche de la dernière goute ». De plus, la communication menée par les acteurs en faveur de la fracturation hydraulique propose une vision biaisée de cette pratique.

Cet « article » (je reste modeste), reviendra rapidement sur certaines limites de la fracturation hydraulique, partiellement documentées, avant de proposer une analyse des discours et du vocabulaire utilisés par les défenseurs de cette pratique.

1. Quelques faits

Complication écologique, et donc économique à long terme.

La méthode actuellement utilisée pour extraire le gaz de schiste consiste à fracturer la roche contenant le gaz à l’aide d’un liquide comprenant un ensemble de produits dont la plupart sont nocifs, c’est la fracturation dite « hydraulique ». Je ne rentre pas dans les détails, vous pourrez les trouver ici, bien que l’article date un peu. Pour le moment la fracturation hydraulique, gourmande en eau, est la seule technique utilisée, même si d’autres présentées comme « plus propres » commencent à apparaitre (l’article met en lumière des limites intéressantes).

Les liquides utilisés, injectés sur de grandes surfaces, sont automatiquement diffusés dans l’environnement qui les entoure. Parce qu’ils pénètrent en profondeur pour extraire le précieux gaz, on ne peut pas les contrôler entièrement (voir ci-dessous la justification). Et quand le suivi des pouvoirs publics est faible, le problème est d’autant plus grand. Les nappes phréatiques, cours d’eau ou puits alentours se retrouvent pollués, l’eau impropre à la consommation et probablement néfaste même indirectement, lorsqu’elle est utilisée pour les cultures ou l’élevage par exemple. L’expérience américaine regorge d’exemples de contaminations par ces liquides et par le gaz extrait. On peut ainsi voir des documentaires comme celui-ci (intéressant) où des individus habitués à utiliser leurs puits semblent ne plus pouvoir le faire. De leurs robinets coule autant de gaz que d’eau, leur permettant quelques démonstrations étonnantes, laissant parfois croire qu’il pourrait s’agir d’une réalisation de Micheal Bay. Leur eau est contaminée par les mêmes produits chimiques présents dans le mélange utilisé pour la fracturation. Si il est difficile d’affirmer ou infirmer que la circulation de méthane dans cette eau est directement liée à l’exploitation du gaz (il y a rarement d’études préalables (tout est dit), certaines apparitions peuvent être naturelles et les problèmes d’étanchéités sont présentés comme rares dans cette étude), la présence des mêmes produits chimiques dans l’eau environnante est criante de vérité (même étude). Une autre étude évalue de manière statistique les différents risques de contamination dans la région des schistes de Marcellus et conclut à propos de la fracturation hydraulique: « Even in a best-case scenario, it was very likely that an individual well would release at least 200 m3 of contaminated fluids ».

Cet impact écologique, à court ou long terme, a des couts économiques logiques. Qu’ils soient liés à l’augmentation de frais de santé, au cout de la dépollution, à la perte potentielle de qualité des produits cultivés dans les zones concernées… Ces couts ne seraient sans doute pas visibles sur les bilans financiers des entreprises concernées, et seraient sans doute portés par la communauté et diffus, mais bien réels, et potentiellement exponentiels. Ils viendraient d’ailleurs s’ajouter a une situation déjà dégradée par des activités similaires, qui ne sauraient probablement pas être rejetée si le gaz de schiste était accepté. Sans y voir de lien de cause à effet, d’autres facteurs entrant en jeu, mais intéressant à soulever quand même : l’expérience américaine montre que la rentabilité économique de l’exploitation du gaz de schiste n’est pas automatique ni exponentielle (vous trouverez aussi dans cet article une évaluation des réserves mondiales de gaz de schiste sur une belle carte).

Logique de la dernière goutte. «Le pic du pétrole facile est derrière nous, admet Val Brock. Mais le pic du pétrole complexe est encore devant.» (lien)

Quand bien même les techniques d’extraction utilisées seraient moins « sales », la logique de ce type de pratique est par nature court-termiste, sans doute avant tout poussée par une réflexion financière. Il s’agit là encore d’énergie non renouvelable, dont la source finira par se tarir. Creuser toujours plus profond ne résoudra pas ce problème. Le gaz de schiste fait partie de ces ressources s’inscrivant dans la recherche de la « dernière goutte », souvent potentiellement désastreuse pour l’environnement[1]. Comme l’exploitation du pétrole en Arctique, ces pratiques deviennent de plus en plus couteuses et risquées, pour des ressources énergétiques limitées, bien que juteuses (selon le United States Geological Survey, l’Arctique contiendrait 90 milliards de barils, et environ 30% des réserves de gaz naturel). Elles sont couteuses parce qu’il faut chercher, creuser toujours plus loin, dans des conditions toujours plus compliquées. Celles-ci augmentent d’autant les risques de catastrophes écologiques, elles-mêmes ayant un cout quand elles sont assumées, et un cout important dans des conditions extrêmes où il est difficile de maitriser quoique ce soit. A propos de l’Arctique, ce dossier revient sur différentes expériences qui montrent entre autres les difficultés du nettoyage « mécanique » des marées noires à grande échelle dans de telles conditions. Les risques sont aussi d’ordre politique. Dans une logique d’offre et de demande, la rareté d’un produit définissant son prix, on peut penser qu’à moins qu’on ne change de paradigme, la dernière goutte coutera chère et rapportera gros à son producteur. Cette idée installe un contexte favorable aux conflits politiques internationaux, comme on peut déjà le voir apparaitre entre les pays pouvant réclamer un bout de territoire dans le cercle Arctique.

La recherche de « la dernière goutte » parait illogique, lorsque que l’on prend en compte d’autres éléments que la seule possibilité de profit rapide (profit non partagé, soit dit en passant). Parce qu’elles sont limitées, ces ressources ne sont par nature pas des solutions d’avenir. Les couts que leur exploitation entraine pourraient permettre de développer des technologies durables, ce qui serait un véritable choix « d’avenir ».

Voici pour moi les deux principales limites concrètes de l’exploitation du gaz de schiste. Mais elles ne transparaissent pas dans les discours de ses défenseurs, et au-delà, la communication menée par nombre d’entre eux parait tenter de construire un certain optimisme. La seconde partie de ce texte s’attarde sur quelques exemples de mots employés par différents acteurs ainsi que sur leur portée discursive. Car ces mots sont bien souvent utilisés ensembles, dans un même argumentaire structuré, dans des discours. Ces mots portent avec eux un imaginaire, qu’ils tentent d’établir ensemble. En se rapprochant de la logique de signifiant – signifié de Barthes, ce texte tente de mettre à jour les signifiés des termes utilisés, les imaginaires et mythes qu’ils tentent d’établir.

 

2. Quelques mots.

Une solution inévitable face aux besoins croissants

Dans un article d’Usine nouvelle, traitant du possible avenir du gaz et du pétrole, il est expliqué à travers un scenario de l’Agence Internationale de l’Energie que la population augmentant, les besoins en énergie augmenteront également (« la consommation énergétique va s’accroitre de 40% entre 2007 et 2030 »). Ce à quoi vient s’ajouter la citation suivante : « le pétrole et le gaz demeurent incontournables. « Ils continueront à jouer un rôle majeur dans le mix énergétique pendant des dizaines d’années, professe Val Brock, directeur de l’innovation et de la recherche et développement de Shell. Il faudra accroître leur production quels que soient le prix du baril et la complexité des technologies à mettre en oeuvre pour les extraire.» » (je le cite deux fois parce que c’est pas mal). Cette formule est représentative d’un argumentaire plus large : il nous faut absolument continuer sur notre lancée pour subvenir aux besoins de tous. « Dévier » nous mettrait en péril. Sans mettre en lumière le fond de sa réflexion, ni évoquer les tenants et aboutissants, ses mots paraissent naturels (« il faudra ») s’appuyant sur une « évidence » trop « évidente » pour mériter d’être évoquée. Une situation tellement « logique » qu’elle nous mène a aller jusqu’au bout. Une réflexion tellement directe qu’elle met de suite de côté la possible existence d’alternative. Cette solution est la seule qui soit, une évidence s’appuyant possiblement sur le mythe selon lequel on ne pourrait pas changer une situation dans laquelle on serait trop impliqué.

Cette argumentation est proche de celle que l’on retrouve dans les discours pro-nucléaire (besoins en énergie), ou pro agriculture intensive (il faut bien nourrir tout ce monde). Une logique qui masque les inégalités de répartition de la production, parfois inhérentes (on produit suffisamment pour nourrir tout le monde : on jette et on tue les prix d’un côté, on meurt de faim et devient dépendant de l’autre) et qui oublie que l’on peut trouver des alternatives en y mettant les moyens. Ces moyens-là, on les possède, ne serait-ce que sous forme de « dépenses évitées » : cout des catastrophes industrielles et environnementales, pollutions, démantèlements…

Une opportunité qu’on ne peut pas se permettre de rater

C’est la forme que prend l’argumentation du gouvernement espagnol dans l’article cité au début de ce texte (vous avez cru que je l’avais oublié, hein ?). En situation de difficulté économique, avec une importante dépendance énergétique qui s’accompagne de grosses douleurs en cas de fluctuation des prix des hydrocarbures… on ne peut pas refuser le gaz de schiste, la solution à nos problèmes. Exemple : L’Institut Montaigne publiait ainsi le 10 juillet 2014 un rapport intitule « Gaz de Schiste : comment avancer », argumentant pour que la France commence le recensement des sous-sols et lance des projets pilotes. Dans un article de Challenge, on lit « « Ignorer totalement le gaz de schiste est un luxe que la France ne peut plus se permettre », analyse Jean-Pierre Clamadieu, PDG du groupe de chimie Solvay et président du groupe de travail qui a rédigé le rapport ». Un exemple d’impartialité.

Point par point.

« Ignorer totalement » ici voudrait dire que la question ne serait pas évoquée, ni traitée. Qu’on serait dans « l’ignorance » en refusant de voir le gaz de schiste. Hors cette question a bien été traitée, et elle fait encore l’objet de débats dans de nombreuses sphères (politique, médiatique, scientifique…). Le gaz de schiste n’est pas ignoré, il est pour l’instant refusé. Il est vu, reconnu dans son ensemble, et refusé en bloc, en connaissance de cause.

« Est un luxe que la France ne peut plus se permettre » : ou comment surfer sur la vague de la « crise économique » et de la « rigueur obligatoire ». Cette phrase est prononcée comme si il s’agissait d’une vérité toute naturelle, d’une évidence, se rapprochant des arguments pro-rigueur économique. Ce faisant, elle nie l’existence de possibles alternatives, les qualifiant de « luxueuses », ce qui peut être compris comme frivole, bourgeoise ou « bobo », potentiellement faignantes (possible mythe du « bourgeois »). En on ne peut « pas se le permettre » parce que c’est « bien connu », la France est pauvre (voilà un autre mythe). On peut tenter d’approcher ces mots de différentes manières. D’abord en soulignant qu’il est trop facile de déclamer que la France n’a plus de moyens. Il y a des ressources, et une allocation différente de celles-ci est possible. Elle est même tout à fait logique quand on évalue les possibles couts et risques à moyen et long termes (déjà évoqués précédemment), et devient non pas un luxe, mais un investissement d’avenir. D’autres ressources d’énergie existent. Si les hydrocarbures sont connus et largement présents dans le système, ça ne veut pas dire qu’ils y sont « naturellement présent » et indispensables àtout système. Des alternatives apparaissent, et des choix politiques et économique pourraient permettre de les voir éclore. Le gaz est peut être vital pour la survie de quelques multinationale, mais pas nécessairement pour celle des nations ni des économies de demain, si des décisions sont prises. D’autres solutions moins couteuses (cout global) et durables peuvent être trouvée.

L’Espagne dont l’économie reste fragile, fait face au même type de discours. Le gouvernement espagnol soutient son choix (oui oui, tu vois j’y reviens) en s’appuyant notamment sur une plus grande indépendance énergétique. Choisir une ressource tarissable, dont les réserves sont évaluées par un rapport douteux, ne parait pas répondre au mieux à ce problème.

Better future, avenir meilleur

Face aux doutes, certains acteurs tentent d’inscrire le gaz de schiste dans le grand groupe des solutions pour « un avenir meilleur ». S’appuyant sur le mythe d’un avenir technologique, proposant des solutions « plus respectueuse de l’environnement » (à lire avec une douce voix, dans une brume douceâtre et illuminée), ils tentent de mettre cette ressource non durable et polluante à la hauteur des énergies renouvelable, à travers différents argument

D’abord en mettant tout dans un même « sac », décrit avec des mots référant à ce mythe. On peut ainsi voir Total arborer ce slogan : « Committed to better energy ». Le site de Total arrive en deuxième position lorsque l’on tape « Gaz de schiste » dans Google, après Wikipedia, les news et les images. Il constitue un support d’analyse intéressant. Le sac de « better », utilisé ici pour contenir les énergies proposées par Total, est suffisamment vague pour laisser place à l’interprétation. Mais dans le contexte actuel, ou l’environnement est largement présent, on peut comprendre ce « better » sous l’angle de « plus respectueux de l’environnement », voir même, de « respectueux de l’environnement » tout court. En effet, sans que ce slogan ne le proclame directement, le lien entre le mot/signifiant « better » et le signifié « écologique » dans ce contexte discursif a été construit par de nombreux discours, depuis que les problématiques énergétiques et environnementales (changement climatique, pollutions…) sont traitées cote a cote. Total explique dans cette même logique : « La production du gaz de schiste est une activité consommatrice d’eau et d’espace. Au pôle Recherche et Développement de Total, les efforts sont mobilisés pour que les développements futurs se fassent dans le plus grand respect de l’environnement. ». Reconnaissant du bout des lèvres les limites du gaz de schiste, ils continuent cependant à miser sur cette ressource largement qualifiée de « gaz naturel », en le faisant non pas « dans le respect de l’environnement », mais dans « le plus grand respect de l’environnement » (il manque le mot « possible » qui apparait cependant sans doute dans l’esprit du lecteur de cette phrase). Ainsi sans le dire clairement, cette formule permet d’assumer de manière masquée les problèmes environnementaux soulevés par l’exploitation du gaz de schiste, tout en affichant une étiquette verte et « responsable » (et donc plus humaine, moins « en mode multinationale »). Un argument présent ici, sans doute pour répondre au contexte politique français. De telles pincettes ne sauraient sans doute pas être prises dans un pays ou l’exploitation du gaz de schiste ne pose pas problème.

Un autre argument dont on peut voir un exemple dans l’article de Challenge déjà évoqué est celui qui soutient que le gaz de schiste (« gaz naturel ») émettant moins de CO2 que le charbon par exemple, il « est donc « une source d’énergie incontournable pour accompagner efficacement la transition énergétique » » (selon le même interlocuteur). Une solution « moins pire » qu’une autre ne saurait être une solution « efficace ». Là encore, par l’utilisation de certains termes, comme ici « incontournable », on vient nier l’existence d’alternatives et tenter de construire une sorte d’évidence, de naturalité.

Fracturation hydraulique

Celui-ci est court, mais assez important, je pense, car a la base du vocabulaire utilisée. Wikipédia nous éclaire ici (comme bien souvent) : « Le mot hydraulique désigne deux domaines totalement différents, hormis que chaque domaine implique un liquide. Ces deux domaines sont : les sciences et les technologies de l’eau naturelle et ses usages : hydrologie, hydraulique urbaine, hydrogéologie, etc. (voir le Portail Eau) ; les sciences et les technologies de l’usage industriel des liquides sous pression : hydromécanique, oléohydraulique, moteur hydraulique, pompe oléohydraulique, presse hydraulique, machine hydraulique, etc. ». En voilà un mot qui peut prêter a confusion ! En entendant cette expression, « fracturation hydraulique », il est donc possible qu’on la comprenne sous l’angle : « on va prendre de l’eau, on va l’injecter bien fort dans le caillou, ça va le faire péter et JACKPOT ». Or, il ne s’agit pas que d’eau, et hydraulique ici se rapproche plus de la seconde définition donnée par Wikipédia : un ensemble de produits liquides plus ou moins dangereux, pour l’environnement et ce qui le compose. Avec un effet « vaseline », le fait de ne pas préciser systématiquement la composition du liquide utilisé atténue peut être, à terme, la perception négative de l’impact écologique de cette pratique par le public.

Le gaz de schiste (et donc la fracturation hydraulique) ne semble pas être une solution durable, par nature. Ce texte a tenté d’illustrer à travers quelques exemples l’argumentaire déployé par ses défenseurs, (sans avoir la prétention de le couvrir entièrement et en ne proposant qu’une interprétation possible, mais probable, des termes utilises), qui en s’appuyant sur des mythes que ces acteurs ont parfois participe à construire, essaye de convaincre (ou de faire croire) que le gaz de schiste est une solution inévitable, incontournable, que le choix n’existe pas et qu’il s’agit d’une solution d’avenir. Leurs discours nient bien souvent l’existence d’alternatives, ce qui leur permettra de qualifier celles-ci d’irréalisables ou d’utopistes lorsqu’elles leur seront évoquées. Leur position centrale dans le système économique actuel ne saurait par ailleurs être mise de côté quand on évoque ces discours. Parce que ceux-ci, on peut le penser, ont un certain poids auprès des publics politiques, financiers ou sociétaux.

[1] A ce sujet, un exemple en Alberta

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