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Australie : les Mithaka demandent l’aide de l’ONU

décembre 7, 2014

 


Le bassin du lac Eyre regorge de gaz de schiste et de schistes bitumineux (crédit : The Wilderness Society).

Le bassin du lac Eyre regorge de gaz de schiste et de schistes bitumineux (crédit : The Wilderness Society).
Les Mithaka, un peuple aborigène, s’opposent à l’exploitation des schistes bitumineux et du gaz de schiste dans l’ouest du Queensland. Cette zone, surnommée « le pays des canaux », est située dans le bassin du Lac Eyre. En dessous, il y a le Grand Bassin Artésien, une gigantesque réserve d’eau souterraine, la plus profonde et la plus grande au monde – elle couvre 1,2 million de kilomètres carrés, soit un sixième de la superficie totale de l’Australie.

Le gouvernement du Queensland a autorisé l’exploration dans le bassin du Lac Eyre en vue d’exploiter les schistes bitumineux, qui fournissent du pétrole et du gaz combustible, et d’exploiter aussi le gaz de schiste comprimé dans les roches. Pour cela, il faut injecter de l’eau sous pression, mélangée à des produits chimiques pour fracturer les roches. Cette activité est donc polluante et très consommatrice d’eau. Les Mithaka s’inquiètent des conséquences de cette exploitation.
« Notre peuple est le propriétaire traditionnel de la zone. Mais il y a aussi beaucoup de tribus aborigènes qui vivent en amont de la rivière, et plein d’autres tribus qui vivent en aval. Et cette rivière fournit l’eau nécessaire aux éleveurs de bétail. Si ce réseau de rivières est pollué, ou sur-exploité, les éleveurs vont souffrir », explique Scott Gorringe, leur porte-parole.
Mais le gouvernement du Queensland affirme que les Mithaka ne sont pas légitimes. Ils n’ont en effet pas encore obtenu leur titre de propriétaires coutumiers de la zone où le gaz de schiste et les schistes bitumineux seront exploités. Les juges n’ont pas encore rendu leur décision. Mais le gouvernement du Queensland précise qu’il a dûment consulté d’autres peuples aborigènes riverains du projet industriel, plus disposés à faire des compromis que les Mithakas.
« Nous ne sommes pas des hypocrites. Bien sûr que nous comprenons l’intérêt de développer le pays, et nous ne sommes pas contre le progrès. Mais pas à n’importe quel prix, pas si cela endommage nos rivières. Il y a d’autres manières de développer la région, si les gens voulaient bien résister à la tentation du profit, on pourrait mettre les choses à plat, mais de toute façon le gouvernement du Queensland refuse de nous parler », affirme Scott Gorringe.
Les Mithakas assurent que le gouvernement du Queensland a oublié de les consulter avant de donner son feu vert à l’exploration minière, et que ce faisant, il n’a pas respecté le droit international. Ils ont donc écrit une lettre de protestation au rapporteur spécial de l’ONU sur les droits des peuples indigènes.Radio Australia

 

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