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Antarctique, le continent découvert par les Russes

décembre 3, 2014

source:  La Voix de la Russie

Antarctique, le continent découvert par les Russes

© Photo : RIA Novosti/V.Tchystiakov

L’Antarctique a été découverte en 1820 pendant l’expédition russe de Faddeï Bellingshausen et de Mikhaïl Lazarev. Pourtant une véritable exploration du continent n’a commencé que cent ans plus tard quand des pays différents se sont mis à y envoyer des expéditions scientifiques. La Grande-Bretagne en est le pionnier. C’est pourquoi elle fait partie de sept Etats qui prétendent à son territoire.

L’Antarctique c’est la pêche, environ 90 % des réserves d’eau douce et des quantités immenses de pétrole et de gaz. Bref, tout ce dont a besoin l’humanité qui a quasiment épuisé les ressources d’accès facile et qui s’apprête maintenant à « casser la tirelire » et à utiliser la « réserve de survie ». En attendant, les ressources antarctiques sont protégées par une couverture glaciaire et un traité international, mais est-ce pour longtemps ?

L’Antarctique et son plateau continental recèlent environ 6,5 milliards de tonnes de pétrole et plus de 4 000 milliards de mètres cubes de gaz. Il est vrai que pour accéder à ces richesses il faut creuser des dizaines de mètres de glace dans de rudes conditions. Le recteur de l’Université des mines de Saint-Pétersbourg Vladimir Litvinenko est persuadé que malgré le coût colossal l’humanité entamera l’exploitation des sous-sols antarctiques quand les autres réserves d’hydrocarbures seront épuisées :

« Aujourd’hui le pétrole et le gaz de schiste sont notoires à tout le monde. Tous comprennent que leur exploitation est très coûteuse, néanmoins ils sont activement exploités, tout comme d’autres ressources d’accès difficile. C’est le premier signe de l’épuisement des ressources. Bientôt il n’y aura plus de pétrole et de gaz « faciles ». C’est pourquoi de nombreux chercheurs et économistes déclarent que l’Antarctique sera intéressante par la recherche de gisements d’hydrocarbures ».

Cependant la ressource la plus indispensable à l’homme après l’oxygène et présente en abondance en Antarctique est l’eau douce. Celle-ci se trouve à la surface et il ne faut rien creuser. Il y a déjà des projets de transport des banquises vers les pays où l’eau potable est déficitaire. Vladimir Litvinenko souligne que la valeur de l’eau douce croît d’année en année :

« Aujourd’hui l’eau est la composante la plus précieuse et déficitaire. L’humanité en éprouve déjà une pénurie. Un petit exemple : quand nous achetons de l’essence à la station-service nous réagissons très vivement à tout changement de prix, bien que les dépenses d’extraction, de traitement, de transport, etc. soient considérables. Mais nous ne faisons pas attention au prix en achetant une bouteille d’eau. Cependant le prix de l’eau, d’un demi-litre seulement, atteint quatre dollars. Telle est la valeur du produit qui nous est nécessaire comme l’air. C’est pourquoi l’eau est l’objet d’intérêt le plus précieux en Antarctique ».

Cette eau antarctique recèle une autre ressource d’une grande utilité pour l’homme : le poisson. Le directeur de recherche à l’Institut d’économie de la nature et de politique écologique de l’Ecole de hautes études en sciences économiques Alexandre Baguine souligne que les quantités de poissons de pêche diminuent rapidement suite à la pêche industrielle, illégale comprise :
« Il faut tenir compte du fait que les réserves de poissons diminuent suite à une longue exploitation intense des ressources de l’océan mondial. Il va de soi que l’Antarctique représente un grand intérêt en ce sens. En plus, les poissons pêchés dans cette région sont considérés comme écologiques et habitent dans les eaux non polluées ».
Les experts estiment que les réserves d’eau douce sur Terre, les glaces de l’Antarctique comprises, pourraient s’épuiser d’ici 2033. Le pétrole et le gaz s’épuiseront dans une cinquantaine d’années. Cela signifie que les richesses de l’Antarctique pourront devenir critiquement nécessaires pour la survie de l’humanité dans un très proche avenir. En attentant, l’Antarctique reste un territoire protégé et une base de recherches scientifiques. Mais dans une vingtaine d’années l’Antarctique peut devenir le champ d’une véritable bataille internationale.

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