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L’étang de Berre pollué une nouvelle fois par le débordement des bassins de rétention de Total.

novembre 12, 2014

Voilà un bel exemple de ce que nous ne cessons de mettre en avant : le débordement des bacs de rétention, identiques à ceux de l’exploitation des Gaz de Schiste, en cas de fortes pluies quasiment habituelles dans notre région PACA. 
Et bien que nos industriels (et autres supporters) ne cessent de dire que les autres ne savent pas faire, mais que chez nous pas de problème nous savons faire… les pollutions sont là….comme d’habitude. Cela fonctionne comment pollueur/payeur avec Total ?
Pierre A.

La pollution de Total a touché une grande partie de l’étang de Berre

La Provence.com  Mardi 11/11/2014 à 11H41

Les pompiers ont utilisé un drone pour vérifier l’étendue de la pollution aux hydrocarbures après les intempéries

Une odeur entêtante flottait hier sur toute la partie ouest de l’étang de Berre. De Martigues à Châteauneuf, pas un quartier n’a échappé au phénomène. Mais le plus impressionnant se situait face à la plage du Jaï, à quelques mètres du centre équestre de Châteauneuf. Sur place, des dizaines de pompiers et de policiers s’affairaient, barrant la route alors qu’un hélicoptère, qui venait d’effectuer une reconnaissance sur l’étang de Berre, se posait. La raison d’un tel déploiement de moyens tenait aux intempéries de la veille qui ont provoqué une pollution chez l’industriel de La Mède, Total.

En plein coeur de l’après-midi, des torrents d’eau et de boue ont déferlé des collines et de la carrière entourant la raffinerie et submergé ses installations. Les bassins de rétention n’ont pu faire face à cette crue exceptionnelle. Conséquence, une quantité, encore non déterminée, d’hydrocarbures, s’est déversée dans l’étang. Le responsable environnement et sécurité du site, Georges Fauque, évoquait « une petite quantité » de produits. Mais, sur l’étang, cela s’est traduit par une irisation très importante. « L’étang de Bolmon, classé Natura 2000, a été préservé« , nuançaient les secours.

« Il ne s’agit pas d’une marée noire, loin de là »

Pour le reste, c’est autre chose ; Luc Brun, directeur de l’établissement public Sibojaï (chargé de veiller sur les espaces naturels du Bolmon et du Jaï) se montrait un brin fataliste. « On a des oiseaux qui viennent nicher ici l’hiver. On a retrouvé un grèbe à cou noir englué dans des hydrocarbures que l’on va confier au centre de soin de Buoux, dans le Vaucluse (1). Un deuxième oiseau est mort« .

Pendant ce temps, les pompiers spécialisés dans les risques chimiques effectuaient des prélèvements sur des hydrocarbures épais échoués sur le sable. Et un opérateur se chargeait de piloter un drone pour vérifier l’étendue des dégâts. « La nappe est importante« , soufflait même un pompier, « mais il ne s’agit pas d’une marée noire, loin de là. L’irisation devrait diminuer rapidement s’il y a un coup de vent, voire même des pluies« .

Au côté des secours, les enquêteurs de la police nationale et les militaires des Affaires maritimes écoutaient scrupuleusement les explications de l’industriel et des sapeurs spécialistes. Hier, le parquet d’Aix-en-Provence devait être informé de cette pollution. Et Total devait renforcer son barrage duquel s’échappait encore, dans l’après-midi des filets d’hydrocarbure.

(1) Si vous trouvez un oiseau mazouté, téléphonez au 06 09 53 62 82


Port-de-Bouc, Saint-Mitre et Martigues demandent l’état de catastrophe naturelle

Les administrés victimes de dommages, suite aux intempéries qui ont touché la ville pendant le week-end du 8 au 9 novembre, doivent se rapprocher de leurs assureurs et se faire connaître auprès des mairies de Martigues, Port-de-Bouc et Saint-Mitre afin que la ville obtienne la classification en état de catastrophe naturelle.

Contact mairie de Martigues : 04 42 44 33 33

Contact mairie Port-de-Bouc : 04 42 40 65 24 ou 04 42 40 66 00. Numéro Vert : 0 800 09 09 26

Contact mairie de Saint-Mitre : 04 42 80 98 52 ou par courrier auprès de : Madame le maire, hôtel de ville. 13920, Saint-Mitre-les-Remparts


Des routes coupées mais les installations municipales n’ont pas été touchées à Martigues

Hier encore, à Martigues, quelques axes routiers restaient fermés à la circulation. C’était le cas du boulevard maritime Urdy Milou où d’importantes quantités d’eau empêchaient toute circulation.

Un peu partout, ailleurs, les services du nettoiement étaient parvenus à effacer rapidement les stigmates de ce nouvel épisode climatique survenu quelques jours seulement après la tornade qui a causé d’importants dégâts à La Couronne. « Nous n’avons pas encore recensé tous les dégâts mais les installations municipales n’ont pas été touchées par ces intempéries auxquelles nous ne sommes pas habitués, indiquait hier le député-maire Gaby Charroux. Nous avons demandé à ce que l’état de catastrophe naturelle soit reconnu sur la commune. » Les victimes doivent ainsi se faire connaître auprès de leur assureur pour être éventuellement indemnisées.

Dans les différents ports de la commune, quelques bateaux avaient coulé ou subi des dommages.

Stéphane Rossi

La dépollution suit son cours à La Mède

La Provence.com  Mercredi 12/11/2014 à 05H34
Actualités - La dépollution suit son cours à La Mède

Des barrages supplémentaires ont été mis en place par l’industriel, l’État et les sapeurs-pompiers. Photo Serge Guéroult

Du côté de l’industriel, Total indique avoir renforcé les mesures prises depuis dimanche, en doublant notamment les barrage

Deux jours après les pluies torrentielles qui se sont abattues sur Martigues, qui ont entraîné un ruissellement d’eaux chargées en hydrocarbure de la raffinerie Total jusqu’à l’étang de Berre, les opérations de dépollution se sont poursuivies. Les pompiers ont mené de nouvelles reconnaissances, après celles qui avaient été menées lundi soir à l’aide d’un drone.

Du côté de l’industriel, Total indique avoir renforcé les mesures prises depuis dimanche, en doublant notamment les barrages mis en place sur son émissaire habituel, dans le canal qui longe l’étang de Berre. Un dispositif qui est en place de manière permanente, et suffit d’ordinaire pour assurer la sécurité des lieux. D’autres protections ont été installées au port de La Mède, faiblement touché, ainsi que le long du canal, en collaboration avec les services de l’État et les sapeurs-pompiers.

400 mètres de barrage et des rouleaux d’absorbant

Sur la plage même du Jaï, où les maires ont pris des arrêtés pour réglementer sa fréquentation, des volontaires ont également, hier, mené une opération de nettoyage manuel. Elle devrait se poursuivre aujourd’hui. Selon la préfecture,  » 2 000 mètres supplémentaires de barrage absorbant ont été réunis sur le site, afin d’éviter les fuites vers l’Étang de Berre, séparé du canal par une digue constituée de rochers. » Des experts du CEDRE (Centre de documentation, de recherche et d’expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux) se sont également rendus sur place, où ont été déployés, à la demande du préfet, 400 mètres de barrage et des rouleaux d’absorbant provenant des stocks du plan Polmar de Port-de-Bouc, mis à disposition de Total.

 

Stéphanie Durand

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