Concernant l’exploration de gisements de gaz de houille, communément appelé grisou, une filiale du groupe CPN de l’homme d’affaires Albert Frère a introduit deux demandes de permis en Hainaut, l’une pour un captage sur mine fermée à Péronnes-Anderlues, l’autre pour les massifs inexploités du sud du bassin houiller Quiévrain-Couillet. «C’est une opportunité d’investissement, rien ne s’oppose»à ce qu’on la mette à l’étude a commenté le ministre Di Antonio en commission du parlement wallon. «On peut étudier ces dossiers, c’est une différence avec le passé», estime-t-il.

Son prédécesseur Philippe Henry (Écolo) se montrait quant à lui réticent pour l’exploitation de cette énergie fossile qui ne couvrirait que partiellement les besoins.

Vu les montants nécessaires, l’initiative doit à ses yeux venir des opérateurs privés, mais la Région wallonne est prête à mettre à disposition de ces derniers ses cartes, archives et bases de données géologiques, son expertise pour l’interprétation de ces données ainsi qu’un cadre favorisant la recherche.

Le député MR Jean-Luc Crucke, qui avait interpellé le ministre sur le sujet, a jugé qu’il s’agissait d’une prise de position importante pour les entreprises.

Par contre, pour ce qui est de l’exploration de gisements de gaz de schiste, les travaux menés jusqu’à présent laissent à penser que les massifs wallons concernés ne seraient pas exploitables, a commenté M. Di Antonio. «S’il n’y a pas de potentiel énorme, je comprends», a répondu M. Crucke.

Des bus au GNC

Autre source d’énergie qui suscite l’intérêt du ministre: le gaz naturel comprimé (GNC). Seuls 700 véhicules roulaient à ce carburant en 2013 en Wallonie, mais le secteur parie sur un doublement dès cette année. L’opportunité de créer une installation GNC et d’acheter des bus sera étudiée pour les prochains marchés d’investissement des TEC, a annoncé M. Di Antonio.

Le recours à ce carburant permettrait notamment de réduire les émissions d’oxyde d’azote, un domaine dans lequel la Wallonie a encore «beaucoup de progrès à faire» pour répondre aux exigences européennes, selon le ministre de l’Environnement.

Un groupe de travail a été mis sur pied et des projets de liste de stations-service classées et de conditions sectorielles à respecter sont à l’étude. Nivelles, ville de la députée De Bue, inaugurera bientôt la première station GNC pour ses navettes urbaines.