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La Russie relance son projet gazier Altaï avec la Chine

novembre 11, 2014

source: – RFI

La Russie relance son projet gazier Altaï avec la Chine

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Xi Jinping, à Pekin, le 10 novembre 2014. REUTERS/Kevin Lamarque.

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Xi Jinping ont signé dimanche 9 novembre 2014 un nouvel accord gazier, un projet auquel tient particulièrement la Russie.

Six mois après avoir déjà conclu un méga-contrat gazier avec la Chine, la Russie relance avec Pékin un autre projet, celui qui lui tient le plus à cœur : le gazoduc Altaï. C’est un projet de longue date, dont ne voulait pas la Chine jusqu’à présent parce qu’il prévoyait de pomper dans les gisements de Sibérie occidentale, ceux qui alimentent déjà l’Europe. La Chine préférait que la Russie développe les champs gaziers de Sibérie orientale exclusivement pour elle, et c’est ce qu’elle a obtenu en mai dernier, en signant pour le futur gazoduc « Pouvoir de Sibérie ».

En relançant le gazoduc « Altaï », Vladimir Poutine obtient de la Chine qu’elle accepte l’idée de partager la production actuelle de gaz russe avec l’Europe, et c’est bien sûr ce qui intéresse Moscou : pouvoir diversifier ses débouchés, à l’heure où les relations avec l’Europe sont tendues. A l’heure surtout où l’Europe, premier client de la Russie, consomme moins de gaz, du fait de la crise, et risque d’en consommer moins dans les années à venir du fait de sa lutte contre le réchauffement climatique.

Le document sino-russe prévoit donc d’évacuer une partie de la surproduction russe de gaz via un nouveau gazoduc vers le Xinjiang, à l’ouest de la Chine, jusqu’à 30 milliards de m3 de gaz par an à partir de 2018 ou 2020. Cela doublerait les fournitures de gaz russes à la Chine, qui deviendrait le premier client de la Russie, devant l’Allemagne. « La Chine aura-t-elle vraiment besoin de tout ce gaz pour s’engager dans de telles dépenses d’infrastructures ? », s’interroge Catherine Locatelli, spécialiste du gaz.

L’accord signé dimanche 9 novembre est loin d’être définitif. Mais la poignée de main de Vladimir Poutine à Xi Jinping n’en est pas moins un pied de nez à l’Europe. L’accord préliminaire signé avant même l’arrivée de Barak Obama pour le sommet de l’APEC est également un pied de nez aux Etats-Unis, qui ambitionnent eux aussi de vendre du gaz, leur gaz de schiste, à l’Asie.

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