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ologie : avant Sivens, des combats dans le Midi aussi

novembre 9, 2014

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  • Ecologie : avant Sivens, des combats dans le Midi aussi
    Des manifestations ont eu raison de la décharge du Thôt, près de Montpellier.

    © D.R

     

  • Ecologie : avant Sivens, des combats dans le Midi aussi
    Le combat du Larzac.

    © D.R

     

  • Ecologie : avant Sivens, des combats dans le Midi aussi
    Un autre combat, le gaz de schiste.

    © D.R

     

  • Ecologie : avant Sivens, des combats dans le Midi aussi
    Des manifestations ont eu raison de la décharge du Thôt, près de Montpellier.

    © D.R

     

  • Le combat du Larzac.

    © D.R

     

 

Bien avant le barrage du Tarn, plusieurs projets ont été contestés dans la région.

Du barrage de Sivens dans le Tarn à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes à Nantes, le ton monte entre Manuel Valls et les écologistes. Redonnant du relief à ces mobilisations qui ont souvent agité la France et particulièrement le Languedoc-Roussillon ou l’Aveyron. Depuis les années 70, l’histoire régionale est en effet parsemée de ces mobilisations spontanées qui ont révélé la fracture entre Paris et la province.

Aveyron, le berceau des altermondialistes

Tout commence dans l’Aveyron en 1971 avec un mouvement de désobéissance civile non-violente contre l’extension du camp militaire du Larzac. Menée par 103 paysans – dont José Bové – la mobilisation dura dix ans, jusqu’à ce que François Mitterrand, nouvellement élu président de la République, décide d’abandonner le projet en 1981.

 

Dans les années 90, c’est autour de la malbouffe que s’élèvent les voix de la contestation. En particulier ce fameux 12 août 1999 lorsque, en réaction à l’action menée par les États-Unis contre le roquefort, José Bové et des membres de la Confédération paysanne organisent le démontage du McDonald’s de Millau, alors en chantier. C’est la naissance officielle de l’altermondialisme et, pour le sociologue Jean-Pierre Poulain « l’entrée de la nourriture sur la scène politique ».

 

L’Aveyron et José Bové, devenu député européen, reviendront sur le devant de la scène en 2010 pour contester un projet d’exploitation de gaz de schistes sur la commune de Nant. La mobilisation a débouché sur une loi, à l’été 2011, interdisant l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste.

Hérault, pas de nucléaire sur l’étang de Thau

Dans l’Hérault, plusieurs projets liés à l’environnement ont été contestés depuis 40 ans. Ainsi, en 1974, c’est une centrale nucléaire qui a bien failli sortir de terre sur les berges de l’étang de Thau ! Les communistes qui tiennent la mairie de Sète tentent de convaincre les opposants mais rien n’y fait. Du gaulliste Francis Crouzet au socialiste André Lubrano (lire ci-contre), on ne baisse pas les bras et le projet sera enterré à la fin de la même année. À partir de la fin des années 80, c’est la décharge à ciel ouvert du Thôt, destinée à recevoir les déchets de toute l’Agglomération de Montpellier, qui va faire couler beaucoup d’encre… et de sueur. Le maire de Lattes de l’époque, Michel Vaillat, où est implantée la fameuse décharge, organise régulièrement des manifestations et s’enchaîne avec ses adjoints aux grilles du centre d’enfouissement pour empêcher l’entrée des camions.

Georges Frêche décide alors de transférer la décharge au Mas Dieu, au nord de Montpellier. Nouvelle levée de boucliers. Les opposants au Mas Dieu iront jusqu’à barrer la route au Tour de France. Battu aux élections législatives, Frêche fera finalement marche arrière. Le Thôt ne fermera qu’en 2008 et sera remplacé par une usine de méthanisation.

Gard : la vallée des Camisards sauvée des eaux

Dans le Gard, la contestation est liée principalement au village de La Borie. En 1985, le conseil général vote la création d’un barrage pour noyer la vallée de la Gardonnenque sur neuf kilomètres, afin d’irriguer 6 000 hectares entre Alès et Nîmes. La population cévenole se mobilise aussitôt pour sauver des eaux “la vallée des Camisards”. Le site sera occupé de 1989 jusqu’à l’annulation du projet par le Conseil d’État, en 1992.

Lozère : les éoliennes ne sont pas les bienvenues

En 2012, le conseil général de Lozère s’est notamment opposé au schéma éolien, en s’inquiétant du sort réservé au secteur de la Margeride. Plus récemment, on a fréquemment constaté des mises en échec d’installation de champs d’éoliennes, comme dernièrement aux Plans dans le Gard.

Mais le grand combat de ces dernières années a été contre les projets d’exploitation des gaz de schiste. Au mois de juin dernier, les opposants à l’exploitation du gaz de schiste en Languedoc-Roussillon ont manifesté afin d’exprimer leur refus de voir se dérouler des opérations de sondage des sols entre Minervois audois et biterrois. « Tant que je serai ministre de l’Écologie, il n’y aura pas de gaz de schiste et pas d’investigation sur le gaz de schiste », a réaffirmé la ministre de l’Environnement Ségolène Royal, le 28 septembre dernier. Jusqu’au prochain sujet de mobilisation…

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