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Vallée du Rhône. Projets de forages géothermiques : l’alternative au gaz de schiste ?

octobre 31, 2014

source: le dauphine.com

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Les sous-sols de la Drôme et de l’Ardèche regorgeraient d’importantes ressources d’énergie naturelle. La société Fonroche Géothermie (Pau, Pyrénées-Atlantiques) a déposé trois permis pour rechercher des “gîtes géothermiques” à haute et basse température.

Une première enquête publique pour la haute température a été réalisée en 2013 sur un périmètre longeant la vallée du Rhône et le permis – exclusif ! – a été validé le 18 mars 2014 par un arrêté du ministre du Redressement productif (Arnaud Montebourg à l’époque) sur 152 km² en Ardèche et 1 089 km² dans la Drôme. Deux autres enquêtes publiques, pour la basse température, sont en cours sur deux territoires distincts, la région de Valence et la région de Montélimar.

« Aller chercher la chaleur du globe terrestre »
La géothermie consiste à « aller chercher la chaleur du globe terrestre » en puisant l’eau dans la roche à 2 000 mètres de profondeur pour la basse température, et à 5 000 mètres pour la haute température. « L’eau est alors à 170/180 °C, c’est l’équivalent de 40 MW d’énergie disponible et cela pourrait alimenter 20 000 logements en chaleur », illustre Jean-Philippe Soulé, responsable du projet pour Fonroche Géothermie.

Chaque installation nécessite deux forages – parfois trois – permettant de pomper l’eau chaude et, en parallèle, de réinjecter le fluide refroidi (environ 60 °C) afin de réapprovisionner les réservoirs utilisés. « On maintient l’équilibre », dit M. Soulé, reconnaissant toutefois que cette activité provoquerait un refroidissement. « L’eau sera à 160° au lieu de 180 °C après 60 ans d’exploitation », estime-t-il.

En surface, l’énergie est dirigée vers une centrale de cogénération produisant de la chaleur et de l’électricité ; ou bien elle est directement dirigée vers des bâtiments via un réseau de chaleur. C’est là que le rôle de la collectivité est crucial : « Il faut que les communes aient envie de se connecter, tirer des tuyaux, etc. » L’échelle des communautés de communes intéresse d’ailleurs Fonroche.

« Ce genre de projet ne se fait jamais dans le dos des gens »
Il s’agit de projets au long cours. Il faudrait bien compter six à huit ans pour mettre en fonctionnement une seule centrale et pas moins de vingt ans pour que « trois ou quatre » centrales soient créées dans la Drôme-Ardèche. C’est l’ambition de Fonroche. La population s’était soulevée contre les permis de recherche de gaz de schiste dans les sols drômois et ardéchois. Quelle sera sa réaction devant les permis de recherche de gîtes géothermiques à haute et basse températures ?

Jean-Philippe Soulé s’attendait à la question : « Nous avons explicitement écarté l’usage de la fracturation hydraulique, nous voulons rester en dehors de ça. Ce genre de projet, ça ne se fait jamais dans le dos des gens ».

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