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Gaz russe pour l’Europe : mythes et réalités

octobre 21, 2014

source: La Voix de la Russie

Gaz russe pour l’Europe : mythes et réalités

« L’Europe restera dépendante de Gazprom ». Tel est le titre de l’analyse de Die Presse consacré aux résultats de l’étude des perspectives de coopération gazière Russie-UE engagée par l’Institution Brookings, le grand centre analytique américain siégeant à Washington. Selon le journal, l’Institution a évalué plusieurs scénarios de développement des importations de gaz russe d’ici 2040. Aucun d’entre eux ne prévoit une éventuelle baisse de la livraison du gaz russe en Europe.

« Nous ne nous attendons pas à des changements substantiels de l’Europe en gaz », écrit Die Presse en citant Tim Boersma, expert en sécurité énergétique de l’Institution Brookings. Le journal évoque, en outre, l’opinion du co-auteur du compte rendu : la chef du département du pétrole et du gaz de l’Institut d’études énergétiques Tatiana Mitrova, concernant le futur prix du gaz. Le prix restera à peu près au niveau actuel dans les années à venir, dit-elle. A son avis, pour les pays qui achètent le gaz russe à Baumgarten, en Autriche, par lequel sont fournies un tiers des livraisons à l’Europe, la situation peut s’aggraver en cas de conflit gazier entre la Russie et l’Ukraine. Dans ce cas il est possible que le prix du gaz soit doublé. Il ne baissera qu’en cas d’achèvement de la construction du South Stream, bloqué par l’UE.

En ce qui concerne l’hiver prochain, les évaluations des experts ne contredisent pas en principe les déclarations de leurs collègues de la Commission européenne ayant affirmé que même en cas d’arrêt du transit ukrainien, l’Europe parviendrait à satisfaire sa demande. 80% du déficit seront comblés par les réserves, et le reste grâce à l’accroissement des importations en provenance de Norvège et aux achats de gaz liquéfié d’outre atlantique. Or, dans le même temps, selon les commentateurs, les résultats de l’étude de l’Institution Brookings dissipent une illusion sérieuse des Européens, à savoir le boom dans l’extraction du gaz de schiste qui sera livré liquéfié à l’Europe, permettant aux pays du continent de se débarrasser du prétendu « pouvoir » de Gazprom.

Une conclusion s’impose : il est possible de trouver une alternative au gaz russe mais ce sera cher. De ce fait, les déclarations des politiciens européens sur les navires remplis de gaz de schiste bon marché sont dénuées de fondement, écrit le journal. L’expert du groupe financier « Broker credit service » Maxim Cheine le confirme :

« La position de l’Europe est nette : elle ne veut pas diversifier les livraisons, dit Cheine. Et la Russie ? Elle pourrait supprimer en perspective le monopole de Gazprom sur les exportations et les consommateurs pourraient puiser le gaz d’autres sources. Qui plus est – avec des remises. Je suis convaincu que le pragmatisme l’emportera sur l’attrait des projets à long terme. »

Moscou dépend de l’argent et des investissements européens autant que l’Europe de l’énergie russe, écrit pour conclure le journal Die Presse. Ce sont des réalités objectives et les Européens devront faire un choix entre ces réalités et les illusions. 

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