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Manifestations en France contre le gaz de schiste

octobre 13, 2014

source: AFP/Romandie.com

Paris – Plusieurs rassemblements contre le gaz de schiste se sont déroulés samedi en France, notamment à Paris et à Narbonne, à l’occasion de la 3è journée internationale contre la fracturation hydraulique, seul mode d’extraction connu des hydrocarbures non conventionnels.Les manifestants ont le plus souvent couplé ce combat avec celui contre le projet d’accord de libre-échange transatlantique (Tafta, en anglais), en cours de négociation.

Si le traité Tafta passe, le gaz de schiste se fera partout en Europe, a déclaré Julien Renault, du Collectif citoyen d’Ile-de-France contre le pétrole et le gaz de schiste.

AParis, le cortège, parti de la place Stalingrad, a gagné la place de la République en fin d’après-midi. Les manifestants ont été rejoints par des militants du réseau Sortir du nucléaire opposés à la tenue du premier salon mondial de la filière nucléaire du 14 au 16 octobre au Bourget.

Au total, entre 3.000 et 4.000 personnes ont participé à ce rassemblement parisien, selon les organisateurs, 1.300 personnes selon la police.

A Narbonne (Aude), entre 300 et 600 personnes suivant les évaluations de la police et des organisateurs, ont défilé dans le centre-ville. La mobilisation a été un peu inférieure aux attentes des organisateurs, les intempéries ayant empêché les collectifs du Gard de rejoindre Narbonne en autocar.

A Auch (Gers) ils étaient 100 selon la police, 200 selon les organisateurs, anti-schistes et anti-Tafta mêlés.

Le Tafta devrait instaurer des tribunaux supra-nationaux devant lesquels des entreprises pourraient faire condamner une loi française hostile aux gaz de schiste, a expliqué Alain Joannès d’Attac.

A Lille (Nord), un petit groupe de manifestants s’est réuni en début d’après-midi sur la Grand’Place de Lille. Membres du collectif houille-ouille-ouille, ils sont hostiles aux gaz de schiste mais aussi à l’extraction du gaz de couche de charbon dans la région Nord-Pas-de-Calais.

Le gouvernement tient un double discours, a estimé Isabelle Lévy, porte-parole d’un collectif de Seine-et-Marne opposé au gaz de schiste, présente à la manifestation parisienne.

D’un côté Ségolène Royal assure que tant qu’elle sera ministre, il n’y aura pas d’investigation sur le gaz de schiste en France. Mais douze demandes de nouveaux permis de recherche sont soumis actuellement à sa signature.

Pour le moment, elle a seulement refusé celui qui concernait le Lubéron. Si elle est cohérente, elle doit rejeter aussi les autres permis, selon Mme Lévy.

Ces dossiers de permis de recherche visent des hydrocarbures liquides ou gazeux conventionnels, sans recours à la fracturation hydraulique – interdite par la loi Jacob de 2011.

Or, pour ces collectifs, tous ces projets sont en fait des permis ayant pour objectif des hydrocarbures non conventionnels, dont font partie les gaz et pétrole de schiste.

Il ne faut pas autoriser ces permis. Mme Royal ne sera pas ministre éternellement, relève Mme Lévy.

(©AFP / 11 octobre 2014 18h59)

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