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N.-B. : jusqu’à 8000 puits de gaz de schiste pourraient être forés

septembre 16, 2014

source:  ICI.Radio-Canada.ca

Les enjeux du gaz de schiste en Atlantique

La compagnie gazière Corridor Resources fait des travaux de forage pour trouver du gaz de schiste à Penobsquis, au Nouveau-Brunswick.La compagnie gazière Corridor Resources fait des travaux de forage pour trouver du gaz de schiste à Penobsquis, au Nouveau-Brunswick.  Photo :  Michel Nogue

De 3000 à 8000 puits de gaz de schiste pourraient être forés sur une période de 30 ans au Nouveau-Brunswick. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par l’économiste Marc Duhamel et dont Radio-Canada a obtenu copie.

L’auteur, titulaire de la Chaire de recherche Vaughan en économie régionale jusqu’à récemment, s’est penché sur les retombées économiques que pourrait avoir l’industrie si cette dernière est développée en province.

Ainsi, si tous ces puits sont forés, l’économiste projette des investissements privés de l’ordre de 300 millions à 2,7 milliards de dollars pour l’équivalent de 100 puits par année pour la région concernée.

Ces possibles 8000 puits seraient forés dans des régions qui représentent moins de 5 % de la superficie totale de la province. Selon l’auteur, c’est la première fois qu’on fait une telle projection pour des puits de gaz de schiste au Nouveau-Brunswick.

Le professeur à l’Université du Québec à Trois-Rivières a compilé une soixantaine d’études et de publications du Canada et des États-Unis dont il s’est inspiré pour produire son document d’une trentaine de pages intitulé Pas dans ma cour? Les scénarios pour le développement des puits de gaz de schiste au Nouveau-Brunswick.

Ce travail est en fait une extension d’une étude plus large que réalise l’Institut canadien de recherche en politiques et administration publique de l’Université de Moncton.

Peu de détails

L’auteur mentionne cependant qu’il n’y a pas encore assez d’information qui circule pour noter les conséquences réelles de l’exploitation du gaz de schiste au Nouveau-Brunswick.

« Il n’y a pas assez d’information disponible au Nouveau-Brunswick pour déterminer le potentiel économique au Nouveau-Brunswick (…) On ne connaît toujours pas les réserves. Seulement lorsque nous aurons accumulé suffisamment d’information, pourrons-nous prendre une décision raisonnée et informée (sur le développement de l’industrie) », écrit l’auteur.

Marc Duhamel est économisteMarc Duhamel

Ce dernier affirme par ailleurs qu’il y a un « manque de transparence à l’encontre des politiques publiques » de la part des partis politiques et du gouvernement provincial.

Le Parti progressiste-conservateur a fait du développement de l’industrie au Nouveau-Brunswick son principal cheval de bataille durant la campagne électorale.

Le Parti libéral a pour sa part choisi la voie du moratoire sur la fracturation hydraulique et ainsi décidé de mettre en veilleuse les travaux d’exploration qui utilisent ce procédé d’injection d’eau à haute pression dans le sous-sol de la province pour fracturer le minerai de schiste et ainsi en récupérer le gaz naturel.

M. Duhamel critique avec véhémence la position de ceux qui, comme les libéraux, souhaitent un moratoire sur le gaz de schiste tout en demandant plus d’information pour en savoir davantage sur les répercussions d’une telle industrie. Il va même jusqu’à qualifier cette prise de position de « insensé », sans nommer la formation politique.

« Une approche scientifique solide pour faire de réels progrès dans ce débat public n’est pas d’aller de l’avant à l’aveuglette en espérant pour le mieux et ce n’est pas non plus d’interdire la fracturation hydraulique parce qu’on craint le pire. » — Marc Duhamel, professeur d’économie à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

M. Duhamel conclut plutôt qu’une approche efficace et lucide serait de procéder progressivement, par exemple en utilisant un ou plusieurs emplacements de puits de gaz de schiste au fil des étapes de recherche.

Il suggère aussi des politiques d’évaluation expérimentales qui permettraient au gouvernement et à l’industrie d’informer de manière rigoureuse la population sur les répercussions à court, à moyen et à long terme du développement du gaz de schiste sur la santé, l’environnement et l’économie des communautés locales.

Tout au long de son document, Marc Duhamel rappelle qu’on ne devrait pas conclure que les économistes sont en faveur du développement du gaz de schiste. Au contraire, il souligne que l’acceptation sociale du gaz de schiste doit venir d’un équilibre entre les preuves de bénéfices économiques et les coûts associés des répercussions sur la santé et sur l’environnement.

Rappelons qu’au début du mois, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a imposé un moratoire sur la fracturation hydraulique. Il réagissait ainsi aux conclusions du rapport Wheeler, réalisé par le recteur de l’Université du Cap-Breton, David Wheeler, et qui recommandait au gouvernement d’explorer l’avenue d’un moratoire sur la fracturation à cause du manque de consensus social et des inquiétudes de la population.

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