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Accord commercial : les États-Unis marchent sur œufs

septembre 4, 2014

source: contexte

L’ambassadeur américain s’est voulu rassurant face aux députés européens. Il espère un accord pour la fin de l’année 2015.

Conscient du scepticisme des députés européens, l'ambassadeur américain s'est voulu compréhensif
Conscient du scepticisme des députés européens, l’ambassadeur américain s’est voulu compréhensif© Flickr / isacoy

Une véritable opération de séduction auprès des députés. Tel a été le ton de la première audition du nouvel ambassadeur américain auprès de l’Union européenne (en poste depuis février 2014), interrogé, mercredi 3 septembre, par les membres de la commission du Commerce international du Parlement.

« Je vous ai compris »

Tony Gardner a commencé son intervention en mettant en avant un CV de parfait europhile : origines italiennes, femme espagnole, vie professionnelle à Paris et Berlin. Le tout en cinq langues, dont le français et l’allemand.

Les députés ont reconnu l’effort, mais cela ne les a pas empêchés de continuer à faire remonter les nombreuses critiques qui s’accumulent depuis des mois contre le projet d’accord commercial entre les États-Unis et l’Union européenne.

Conscient de ce désamour, l’ambassadeur s’est montré tout d’abord très prudent. Il n’a eu de cesse de répéter que Washington était prêt discuter de tout. Il a pris soin de démystifier certaines craintes comme celle d’une possible libéralisation des services publics ou d’une invasion de normes américaines moins strictes.

Il a même été jusqu’à donner raison aux députés européens qui se plaignent du manque de transparence des négociations menées par la Commission européenne. Il a pris comme exemple les membres du Congrès américain, qui peuvent avoir accès à de nombreux documents.

Un accord global

Dans un registre plus sensible, et pour tenter de rallier les indécis, l’ambassadeur n’a pas hésité à utiliser le contexte international et plus particulièrement les tensions avec la Russie. Selon Tony Gardner, la situation nécessite de saisir toutes les opportunités pour un rapprochement entre l’UE et les États-Unis.

L’ambassadeur se veut optimiste. Il espère boucler les négociations d’ici la fin 2015. Les États-Unis continuent de réclamer un « accord global » alors que des voix en Europe commencent à réclamer un traité à minima. Selon les Américains, des demi-mesures ne permettront pas de dégager de réels bénéfices pour les économies des deux rives.

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