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Lutter contre le traité transatlantique et ainsi dénoncer les accords bilatéraux

août 23, 2014

 

source: l’humanité
Aurélien Soucheyre
Vendredi, 22 Août, 2014
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Crédit: 
Olivier Coret
La lutte contre le Tafta, au cœur de l’université d’été européenne des mouvements sociaux, doit s’ouvrir, selon ses participants, sur la contestation massive de la multiplication des accords commerciaux, libéraux et bilatéraux signés actuellement à travers le monde.

Comme le démon, c’est un traité qui a plusieurs noms : Tafta, Ttip, GMT, etc. Autant d’appellations que les participants à l’université d’été européenne des mouvements sociaux connaissent sur le bout des doigts. Ils sont plus de 2 000, venus de toute l’Europe et du monde, à s’être rassemblés pour trouver les moyens de lutter contre, du 19 au 23 août à Paris, à l’initiative d’Attac. C’est que ce partenariat transatlantique de commerce et d’investissement, négocié secrètement entre l’Union européenne et les États-Unis, aurait des conséquences désastreuses s’il était ratifié : déréglementation des normes sociales, écologiques et alimentaires, casse des services publics et soumission des États aux marchés, avec la possibilité pour les multinationales d’attaquer en justice les gouvernements dont la politique limiterait de potentiels profits…

« La demande d’action 
et de mobilisation monte très vite »

« Très étonnamment, on ne s’attendait pas à ce que la campagne remporte un succès aussi fort face à ce traité. Depuis un an qu’elle est lancée, des centaines de collectifs locaux au spectre très large se sont créés. La demande d’action et de mobilisation monte très vite. Je pense que la victoire est possible, tout comme il y avait eu une victoire contre l’accord multilatéral sur l’investissement (AMI), qu’une large mobilisation avait fait échouer en 1998 », apprécie Aurélie Trouvé, coprésidente du conseil scientifique d’Attac. « Sa mauvaise popularité devient même un moyen de dénoncer tous les traités bilatéraux qui sont signés en catimini de par le monde, aux contenus là encore extrêmement nocifs, et qui cherchent tous à contourner les réglementations des États et de l’Organisation mondiale du commerce », ajoute Dominique Plihon, porte-parole d’Attac. Dans toutes les langues, des experts de nombreux pays étaient présents dans les salles de l’université Paris-VII pour condamner ces accords, contestés sur place, qui annihilent les outils de défense historiques et imposent des standards d’investissement rois partout dans le monde aux dépens des peuples. « Nous ne sommes pas contre des accords, au contraire. Mais nous défendons un système commercial qui, au lieu d’être basé sur la concurrence et le libre échange, serait basé sur la coopération et l’harmonisation sociale, environnementale et démocratique vers le haut. Un accord le plus multilatéral possible, afin qu’un maximum de pays puissent être impliqués », argumente Aurélie Trouvé. Avant de regretter la défunte charte de La Havane, et une époque pas si lointaine où des accords commerciaux « permettaient de stabiliser les prix et d’avoir des équilibres, avec des quotas d’importation et d’exportation bénéfiques entre pays ».

Prouver partout que le libéralisme n’est pas une fatalité

Reste à mener une grande campagne d’éducation populaire, à prouver partout qu’un autre monde est possible et que le libéralisme n’est pas une fatalité, comme l’a réussi le rendez-vous parisien, et surtout européen d’Attac, qui rassemblait de nombreuses associations, dont la Fondation Rosa-Luxemburg, partie prenante des débats. « Pour le moment, on a plutôt la main médiatiquement. Des bruits venus de la Commission européenne indiquent qu’elle regrette que les aspects “positifs” du traité ne soient pas défendus dans la presse. Ses aspects ont d’ailleurs été démontés un par un. Mais il est quand même invraisemblable qu’on en soit au sixième cycle des négociations et qu’aucun mandat n’ait encore été publié officiellement. Des fuites sur le Tafta, c’est essentiel, mais des fuites, ça n’est pas la démocratie. Les citoyens hallucinent quand on leur parle du contenu qui est en train de se discuter dans leur dos ! » s’indigne Hélène Cabioc’h, membre du conseil d’administration d’Attac.

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