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La chimie américaine portée par une énorme vague d’investissements

août 19, 2014

Emmanuel Grasland / Chef du service Industrie | Le 18/08 à 17:32, mis à jour à 20:15

  • Les industriels prévoient d’investir 123 milliards dollars Etats-Unis profiter faibles prix gaz schiste.

    Les industriels prévoient d’investir 123 milliards de dollars aux Etats-Unis afin de profiter des faibles prix du gaz de schiste. – STEPHEN MCGEE/NYT-REDUX-REA

Les industriels prévoient d’investir 123 milliards de dollars aux Etats-Unis afin de profiter des faibles prix du gaz de schiste.

A Baytown, Texas, les premières grues ont lancé les travaux d’extension à la fin du mois de juin. Près de 10.000 ouvriers doivent prendre part à ce chantier de plusieurs milliards de dollars, qui va permettre à ExxonMobill Chemical d’augmenter ses capacités de production d’éthylène et de polyéthylène.

Le groupe américain est loin d’être le seul à réinvestir aux Etats-Unis. Chevron Philips Chemical, BASF, Dow Chemical ou LyondellBasell, ont tous des projets en la matière. Selon l’American Chemistry Council (ACC), on dénombre aujourd’hui 194 projets d’investissements aux Etats-Unis dans le secteur de la chimie pour un montant total de 123 milliards de dollars. Près des deux-tiers de ces projets sont le fait de société étrangères. L’ACC estime que ces investissements pourraient permettre de transformer un déficit commercial de 3 milliards de dollars dans le secteur de la chimie en un surplus de 20 milliards, d’ici cinq ans.

Répercussions en Europe

La révolution du gaz de schiste est en grande partie à l’origine du rebond de cette industrie de près de 800.000 salariés, en permettant une baisse importante des coûts de production. A Baytown, « le projet a été rendu possible grâce à l’abondance de gaz naturel bon marché, disponible à la fois comme matière première et source d’énergie », souligne ExxonMobill.

Cette montée en puissance menace directement de nombreuses usines en France et en Europe. Dans la production d’ammoniac, par exemple, les Etats-Unis devraient produire 5 à 7 millions de tonnes supplémentaires à l’horizon 2017-2018, alors qu’ils étaient importateurs nets de 7 millions de tonnes en 2012. Ce qui va limiter les débouchés pour l’industrie européenne. Si rien n’est fait, 10.000 emplois directs et trente-deux sites industriels seraient directement menacés, selon une étude réalisée à la demande de l’Union des industries chimiques par le cabinet Carbone 4.

Emmanuel Grasland
 

 
 
 
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