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Comment l’UE s’est fait berner par Shell

août 14, 2014

souorce: la voix de la russie// // // //

 
Hier, 11:46
 

 

Comment l’UE s’est fait berner par Shell

 

 
 
 
 
 
 

Quand ce n’est pas un échantillon de lessive, ce sont des gisements (supposés) de schiste qui font recette. Or, 8 mois après le Maïdan, Shell fait ses valises. La sentence est tombée comme un couperet : il n’y a pas de gaz de schiste aux frontières des régions de Kharkov et de Donetsk.

Les recherches géologiques effectuées sur une surface de 7886 km2 s’étant avérées inutiles, les opérations de forage de gaz de schiste ont pris fin. Pourtant, la compagnie anglo-néerlandaise Royal Dutch Shell installée dans ces régions depuis 2012 – soit pendant le mandat de Ianoukovitch – semblait plutôt optimiste. Cet optimisme est d’ailleurs résolument entretenu par les USA qui n’ont pas manqué de consoler la compagnie en lui indiquant de nouveaux gisements dans l’Ouest de l’Ukraine, précisément dans les régions de Lvov, Ivano-Frankovsk et Ternopil. En fait, des experts étasuniens estiment probable (je vous laisse apprécier la tournure) que les sous-sols de ces régions puissent contenir près de 7 trillions de mètres cubes de gaz de schiste. Si Washington pousse sa curiosité jusqu’à vérifier ladite hypothèse, Shell en aura de nouveau pour bien longtemps puisqu’il faudra creuser sur une superficie de 6324 km2.

Ces faits établis, posons-nous deux questions.

– N’est-il pas étrange que les opérations de forage lancées par Shell en 2012 ont été reconnues stériles après qu’un arrêt provisoire des travaux officiellement dû à l’offensive de la junte kiévienne ait été annoncé ? C’est-à-dire qu’entre le moment de l’arrêt « provisoire » et le départ de Shell il n’y a pas eu de nouveaux travaux qui éventuellement auraient permis de constater l’inexistence de gaz de schiste dans les régions concernées. Faudrait-il en conclure que Shell savait déjà qu’il n’y avait rien à chercher dans le Donbass ? Si oui – et il y a tout lieu de croire que c’est le cas – le savait-il depuis le début même des opérations, soit depuis 2012 ? Cela fait environ 17 ans que l’Ukraine se trouve dans le collimateur étasunien. Il suffit de lire plusieurs chapitres consacrés dans « A Geostrategy for Eurasia » de Zbigniew Brezinski pour y relever la volonté tout à fait explicite des USA de faire rentrer l’Ukraine dans l’OTAN. Le fait que la Maison-Blanche dise aujourd’hui le contraire relève du mensonge car il faudrait alors expliquer les galopades américaines à travers le Maïdan et la guerre des sanctions que Washington lança le premier par un vaste geste altruiste trahissant l’ukrainophilie profonde et gratuite des USA. Une simple contribution inconditionnelle du FMI aurait été le cas échéant plus efficace.

Soyons sérieux. Les USA agissent rarement en solitaire. En Irak, ils ont été privés du soutien français et s’en sont trouvés offusqués. En Lybie, c’est en grande partie la France qui a fait le « sale boulot ». Si les USA n’avaient pas renoncé à bombarder la Syrie, ils l’auraient fait en même temps que la France. Faut-il continuer la liste ? On constate donc que les USA, quoiqu’ils entreprennent, ont sempiternellement besoin du soutien verbal, économique et militaire de l’UE, leur créature. Mais encore faut-il « séduire » ou « terroriser » cette créature. Colin Powell avait agité un échantillon de lessive en disant qu’il s’agissait d’une arme de destruction massive. Chirac avait alors refusé de s’engager, au grand dam des USA. Mais le fondement était déjà posé : c’est probablement à partir de ce moment que Washington conçut à quel point le Vieux Continent était manipulable. Dès 2007, année de son retour dans l’OTAN, la France en fit à son tour la démonstration. Le cas de l’Ukraine n’échappe pas à la règle. Le mainstream médiatique occidental fait croire aux masses que c’est la Russie qui déstabilise le Sud-Est ukrainien en y envoyant troupes et agents contre Kiev. Les USA ont manifestement fait croire aux dirigeants unionistes que ce gaz de schiste tant revendiqué se trouvait entre la région de Kharkov et celle de Donetsk. Ils se sont de la sorte garantis le soutien aveugle, voire suicidaire de l’UE qui, n’en déplaise à la directrice de la fondation Schumann, sera la première à payer les frais de la énième arnaque US. Bruxelles n’étant pas prêt à tirer les conclusions qui s’imposent, la campagne de manipulation continue de plus belle : cette fois le schiste se cacherait dans les sous-sols de l’Ouest ukrainien. Dans l’imaginaire américain, on est reparti pour deux nouvelles années de forage et de leurre.

– La deuxième question à poser porte sur une série de coïncidences qui ce dernier mois s’enfilent comme des perles. L’arrêt des opérations de forage de gaz de schiste dans le Sud-Est ukrainien intervient suite à plusieurs évènements de diverses envergures. Voici les plus importants : le crash du Boeing 777 et la montée en puissance d’un nouveau Maïdan antieuropéiste qui vient se superposer au conflit d’intérêts opposant l’oligarque Porochenko à l’oligarque Kolomoïsky.

Le fait que l’avion en question ait été abattu par la junte kiévienne est difficilement contestable, le coup ayant été porté par un missile de type air-air. Le dénouement est aussi obscur que les circonstances du crash puisque l’analyse des boîtes noires recueillies est restée sans résultats. Quant à l’aiguilleur du ciel de service ce jour-là, il a disparu dans la nature. N’y-a-t-il pas un rapprochement à faire avec la tactique du 9/11 ? Les circonstances obscures de cette tragédie ont immédiatement renvoyé à celles de la disparition d’un autre Boeing malaysien en mars. Ce dernier n’a pas été retrouvé depuis. Conclusion : le Boeing n’est pas tombé là où il devait tomber, c’est-à-dire sur les positions des troupes loyalistes. Le scénario s’est retourné contre Kiev, donc, contre Washington, ce qui a permis à bien des experts et à bien des journalistes d’enquêter sur les circonstances du crash en le liant à la disparition du vol malaysien de mars.

Maintenant, le fait qu’un nouveau Maïdan antieuropéiste soit en train de s’organiser et que son influence ne fera qu’augmenter d’ici le début de la saison froide semble casser le scénario préparé par les USA. Ce n’est tout de même pas pour rien que Iatseniouk a été littéralement forcé de revenir sur son intention de démissionner.

Ces deux points pris ensemble, peut-on estimer que Shell fait ses valises parce que Washington reconnait avoir perdu la partie ? Ce n’est pas exclu. Néanmoins, comme il est clair que les USA n’ont pas l’habitude de lâcher prise et que les dégâts dits collatéraux ne les ont jamais arrêtés – en l’occurrence, une Ukraine divisée et exsangue dans tous les sens du terme – leur prochaine tentative consistera à déstabiliser la Russie de l’intérieur en jouant la carte ukrainienne. Quant à l’Europe, elle continuera à se faire leurrer. Jusqu’au moment où, de un, l’exode massif des Ukrainiens vers les pays de l’UE, de deux, les conséquences de la riposte russe ne l’obligeront à réviser les principes de son suivisme.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/217362642/275889078/

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