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Sitographie, un travail remarquable

mai 14, 2011
by

Merci  à Bernard PETIT (Collectif « Non au gaz de schiste » Grand Montpellier 34)

Mise à jour du 28 juin 2011
Sitographie GAZ DE SCHISTE. Vol.I. 28.06.2011
Mise à jour du 19 août 2011
Sitographie-GdS-190811-Vol2-energie-alternatives

L’auteur de cette sitographie n’appartient à aucun parti politique. C’est un citoyen, qui a un parcours associatif diversifié depuis 45 ans, agronome et universitaire à la retraite, qui a toujours été sensible à la valeur patrimoniale de la nature, soucieux de la planète que nous laisserons à nos enfants. Habitant du Languedoc, il a découvert ce sujet lors de la conférence du Monde Diplomatique à Montpellier le 11 février 2011, qui a agit comme un détonateur au niveau régional avec la forte mobilisation des ardéchois et des habitants du Larzac qui les premiers ont donné l’alerte. Il a vu ensuite comme beaucoup de personnes le film GASLAND qui porte témoignage des dégâts environnementaux causés aux Etats-Unis par cette exploitation (Chapitre 3, Vol.I). Il voulait en savoir davantage sur le sujet. Il s’est engagé dans le collectif qui s’est constitué à Montpellier contre le gaz de schiste.

Cette sitographie est sa contribution personnelle. Il espère qu’elle pourra servir au plus grand nombre de collectifs opposés aux gaz de schiste et à un public plus large de personnes qui souhaitent ne pas « céder à l’émotionnel » et avoir un point de vue informé pour réfléchir et agir. Ses recherches documentaires ont été facilitées par les alertes Google sur le sujet et par celles des collectifs (merci à Chantal Viala et aux divers collectifs) et par d’autres sources documentaires. Certains diront que ce dossier est trop lourd et qu’il faut le simplifier. De nombreux sites des collectifs ont déjà fait ce travail pour l’organisation des réunions d’information. A notre connaissance, aucun travail de compilation transversale de langue française, n’est disponible sur internet, sur ce sujet en dehors de celui du collectif ds scientifiques québécois. Nous croyons utile d’élargir ce travail pour constituer un centre de ressources documentaire indépendant sur les gaz et huile de schiste, lorsqu’un collectif multidisciplinaire sera constitué à cet effet et qu’une indexation des références pourra être effectuée avec une saisie sur logiciel documentaire (appel à volontaires bénévoles).

Cette documentation, en son état, montre qu’Il serait illusoire – au regard des puissants enjeux financiers (chapitre2, Vol.I) – de croire que l’action sera éteinte en France lorsque le Parlement aura voté, dans la précipitation, une loi en trompe l’œil pour désarçonner les opposants, qui sera facilement contournée, et que le code minier aura été mis en accord avec les lois environnementales et introduit la nécessaire consultation des populations ( ?). La nature des enjeux en cause laisse à penser que ce n’est qu’une première manche qui n’est pas gagnée et qu’il convient de rester mobilisés pour la seconde qui a commencé avec les recours en tribunal administratif de Schuepbach Energy contre  des maires de l’Ardèche et qui pourrait se poursuivre, comme le propose le rapport intérimaire, dans un langage plus feutré, par l’achat du silence des élus des communes et des associations avec une promesse de redistribution partielle de la rente gazière et des dons divers pour des équipements socioculturels afin de pouvoir commencer l’exploration « scientifique », puis l’exploitation (Chapitres 7 & 8, Vol.I). Une issue compatible avec les intérêts des populations concernées, d’une part, et ceux des compagnies pétrolières soutenues par le gouvernement actuel, d’autre part, ne semble guère possible au regard de la catastrophe écologique que représente ce mode de production. Principe de prévention et non plus de précaution. Les collectifs ne resteront sans doute pas inactifs.

Ce document vise à rassembler des sources d’information contradictoires, aussi bien des pétroliers que des opposants aux gaz de schiste, des travaux scientifiques, sur un sujet complexe, dont la présente sitographie est loin encore d’avoir fait le tour et qu’il importe d’enrichir progressivement par des mises à jour périodiques pour collationner des sources d’information qui donnent des clés de lecture ou de décodage des informations. Ce sujet complexe touche à de nombreux domaines, entre autres : l’économie (les politiques énergétiques à l’échelon international, européen et national et leurs implications économiques et sociales, les stratégies des multinationales pour convaincre les gouvernements et les opinions publiques) (chapitre 2, volume I) ; les techniques d’exploration et d’exploitation des énergies fossiles (chapitre 1. Vol. I) ; la géologie ; le droit et les législations environnementales, les codes miniers des pays concernés ; les disciplines qui permettent d’analyser les impacts environnementaux et les pollutions causées par ce type d’extraction : écologie, biologie, physiologie, médecine, chimie, toxicologie, endocrinologie, agronomie, géographie, sociologie, etc.

La technique d’exploitation par fracturation hydraulique (chapitre 1, volume I) a démarré depuis 10 ans aux Etats-Unis, et a connu un essor considérable ; Elle a été rendu possible, d’une part, parce que les propriétaires des sols sont aussi propriétaires du sous-sol, et que le profit a été un puissant moteur pour s’engager dans cette exploitation, ce qui n’est pas le cas pour la plupart des pays européens où c’est l’Etat qui en est propriétaire, et, d’autre part, parce que Dick Cheney, vice-président d’Halliburton – propriétaire du brevet industriel des produits additifs des eaux de fracturation hydraulique (chapitre 3.3, volume I) – sitôt devenu vice-président des Etats-Unis, a exempté les compagnies de la loi sur l’eau et à fait déréglementer la législation relative aux pollutions atmosphériques, anesthésiant ainsi les réactions des populations concernées, par la corruption d’hommes politiques (gouverneurs notamment), le mensonge et la dénégation érigés en système. Il est donc important d’étudier, en premier lieu, ce pays pour avoir un aperçu des différents problèmes posés dans la durée et de l’évolution actuelle de la contestation qui se développe (chapitre 3, volume I). Le Québec, sous l’impulsion d’un gouvernement néolibéral, est le second pays à s’être lancé dans cette exploitation. La réactivité plus grande et plus rapide de la société civile a stoppé momentanément l’exploitation (chapitre 4, volume I), mais pas l’exploration « scientifique ». D’autres pays européens se sont également lancés dans cette exploitation : le Royaume-Uni (chapitre 5, volume I), l’Allemagne, la Suède, les Pays-Bas, la Lituanie, la Pologne, mais aussi d’autres continents : l’Afrique avec l’Algérie et l’Afrique du Sud, mais aussi la Chine, l’Inde, l’Australie, etc. (chapitre 6, volume I). De la nécessité de lancer un réseau mondial des opposants aux gaz de schiste (demande américaine).

Les conditions d’attribution des permis d’exploration en France ont mobilisé les populations locales, leurs élus locaux et régionaux et les députés de tous bords de ces régions pour réclamer la révision du code minier et le vote d’une loi d’interdiction de l’exploration et de exploitation gaz de schiste (travaux législatifs en cours) (chapitres 7 & 8, Volume I).. Il nous a semblé important de rappeler (chapitre 10, volume II) la législation française qui peut concerner ce dossier ainsi que de consacrer un chapitre aux conflits d’intérêt, aux lobbies, au fonctionnement de l’appareil public, à la technostructure et à la réforme générale des politiques publiques (RGPP), nouveau Janus, avec son côté Marianne et son côté démantèlement de l’Etat (chapitre 11, volume II). Les français sont fatigués dit le rapport du Médiateur de la République, les scandales se multiplient, notre démocratie est malade de son mode de gouvernance. Le dossier des gaz de schiste en est un des révélateurs parmi d’autres. Décrypter les relations de pouvoir, le fonctionnement de l’appareil d’Etat et de sa technostructure sont des clés de lecture indispensables à la compréhension de ce qui se joue dans ce dossier opaque. Un beau sujet pour politologues et sociologues.

Non, nous ne voulons pas « revenir à la bougie » ; Non, nous ne cédons pas à « l’émotionnel » ; Non, nous ne sommes pas « contre le progrès technique ». Mais le progrès technique, comme les « réformes » bâclées, ne constituent pas nécessairement des progrès. Il peut être comme les gaz de schiste une régression dévastatrice, préjudiciable au présent et dommageable à l’avenir de nos enfants. C’est la raison pour laquelle nous devons aussi refuser les forages scientifiques, car si l’on veut expérimenter, c’est aussi qu’on veut exploiter. N’ouvrons donc pas la boite de Pandore. Ce n’est pas aussi vouloir plus de nucléaire à l’heure de la catastrophe de Fukushima et du vingtième anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. Engageons nous dans une réflexion politique globale sur la transition énergétique, c’est la voie positive de sortie. Il n’est pas possible de débattre de ce sujet sans envisager la nécessité de débats publics sur l’efficacité énergétique, les économies d’énergie et les énergies alternatives pour sortir progressivement des énergies fossiles et du nucléaire (chapitre 12, Volume II).

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5 commentaires leave one →
  1. Etienne permalink
    mai 14, 2011 4:40

    bonjour,

    Une question sans rapport avec l’article :
    – Comment peut on vous laisser un message ?
    – Pourquoi n’y a t’il pas de fil RSS ou Atom pour s’abonner à votre blog ?

    Merci.

  2. Etienne permalink
    mai 14, 2011 9:43

    Merci beaucoup !

  3. mai 15, 2011 8:54

    Merci pour ce travail extraordinaire !
    Un classement rigoureux qui facilite bien les recherches (plus facilement que ce que l’on a pu accumuler sur son propre ordi au fil du temps.
    Pouvez-vous me prévenir lors de prochaines mises à jour ?
    Sincères salutations à Monsieur Petit

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