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Argentine: YPF, Total, BP investiront 1,15 milliard de dollars dans les schistes — BASTA!GAZ ALES

août 6, 2017
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BUENOS AIRES (Reuters) – La compagnie pétrolière publique argentine YPF, Total, Wintershall Energia et Pan American Energy, filiale de BP, ont annoncé mardi investir conjointement 1,15 milliard de dollars (1 milliard d’euros) afin de développer la production de gaz de schiste.Cet investissement est le plus important depuis mars dans Vaca Muerta, l’un des gisements de […]

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Le gaz de mine réclame une place dans la transition énergétique

août 6, 2017
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Source : La Tribune. Par Dominique Pialot  |  26/07/2017

Française de l'Energie veut exploiter le gaz de mine
Française de l’Energie veut exploiter le gaz de mine (Crédits : DR)
La Française de l’énergie, spécialiste de la valorisation du gaz de charbon, fait valoir ses arguments pour ne pas tomber sous le coup de l’interdiction de nouveaux permis d’exploration d’hydrocarbures décrétée par Nicolas Hulot.

À l’origine de nombreux accidents dus à des explosions, les fameux coups de grisou, le gaz de mine, essentiellement composé de méthane, a piètre réputation. Mais dans le nord de la France, la Française de l’Énergie y capte le gaz qui continue de s’échapper de puits désaffectés, qu’elle transforme en électricité et en chaleur. Une activité pour laquelle elle a obtenu le label « énergie de récupération ». Les quatre sites opérés par la Française de l’Énergie produisent 9 MW, soit les besoins en électricité d’une ville de 40.000 habitants, qu’il vend à un tarif de rachat garanti pour un revenu de 4 millions d’euros sur 15 ans.

Avec Dalkia pour le réseau de chaleur de Béthune

Par ailleurs, la ville de Béthune a annoncé début juillet avoir choisi Dalkia pour la rénovation de son réseau de chaleur. Cette dernière lui fournira à la fois du gaz naturel, du gaz de décharge et pour 2 MW de gaz de mine fourni par la Française de l’Énergie, éligible au fonds chaleur de l’Ademe et au taux réduit de TVA à 5,5%.

Le gaz ainsi capté évitera 35% des émissions de CO2 de la ville, qui peut afficher un taux de couverture en énergies renouvelables et de récupération de 84% pour son nouveau réseau de chaleur. Signé pour 22 ans, ce contrat mixant gaz, électricité et chaleur serait selon Julien Moulin, PDG de la Française de l’Énergie, une première en Europe de l’Ouest. Au-delà des aspects environnementaux et de réduction des coûts pour la collectivité, « cela s’inscrit dans la continuité de l’histoire de ces territoires », souligne-t-il.

Le gaz du charbon lorrain inexploité

C’est en rachetant Gazonor en 2008 que la Française de l’Énergie, née d’une société australienne rapatriée en France par cet ancien expatrié à Shanghaï et d’abord baptisée EGL (European gaz limited), aujourd’hui labellisée « Jeune entreprise innovante » par BPI France, s’est implantée dans les Hauts-de-France. Mais l’entreprise est également présente en Lorraine, où elle souhaite récupérer le gaz de charbon de mines n’ayant jamais été exploitées. Pour aller chercher le gaz au cœur même du charbon, il faut procéder par différentiel de pression, ce qui a d’abord pour résultat de pomper l’eau interstitielle. Le gaz s’échappe ensuite du charbon ainsi asséché.

« Cela ne nécessite aucune injection ni fracturation hydraulique », insiste Julien Moulin. Il suffit de creuser des puits de 60 centimètres de diamètre (15 en surface) jusqu’à 700 à 1.200 mètres de profondeur. L’eau récupérée, très pure après avoir été filtrée par le charbon, peut être exploitée par des industriels, notamment pour la dilution de leurs effluents. « De la pisciculture peut même être envisagée », signale Julien Moulin.

Au moins deux permis en suspens

C’est que le chef d’entreprise est plus désireux que jamais de montrer « patte verte ». Autant son activité labellisée « énergie de récupération » dans les Hauts-de-France bénéficie de toutes les faveurs et soutiens publics, autant ses permis d’exploration en Lorraine, pour lesquels 70 millions d’euros ont d’ores et déjà été dépensés, risquent de tomber sous le coup de l’interdiction de tout nouveau permis décrétée par le ministre de la transition énergétique et solidaire. Nicolas Hulot est resté relativement flou sur le sujet des permis déjà attribués.

« Il y a en métropole et dans certains territoires des droits qui ont été donnés. On va quand même essayer de négocier. »

La Française de l’Énergie compte deux « permis exclusifs de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux » déjà validés par la préfecture de la Moselle, donc par l’État.

Mais deux autres demandes de permis exclusifs de recherches sont en attente de validation depuis plusieurs années : « Bleu Lorraine Nord », qui couvre 360 kilomètres carrés, et « La grande garde », 1.977 kilomètres carrés en Meurthe-et-Moselle.

Empreinte carbone 10 fois meilleure que le gaz importé

C’est ce qui pousse Julien Moulin à dérouler ses nombreux arguments : une meilleure qualité que le gaz importé – notamment le GNL issu du gaz de schiste américain qui commence à inonder l’Europe – pour un coût de 15 à 20% moins élevé, notamment grâce aux économies réalisées sur le transport et les obligations de stockage ; une empreinte carbone 10 fois plus faible que le gaz entrant aujourd’hui dans le mix énergétique français, là encore grâce aux circuits courts, ou encore les opportunités en matière de reconversion des sites.

Recourant déjà à une centaine de  sous-traitants locaux (logistique, transport d’eau, tubage, forage, gardiennage, fabricant de pompes, etc.), la Française de l’énergie vise également à terme une centaine d’employés. Julien Moulin précise qu’un des sites lorrains concernés est situé à proximité de Carlin et de la grande centrale Émile Huchet de l’Allemand Uniper. Cet argument de la reconversion pourrait selon lui permettre à la France d’accompagner la transition énergétique des pays d’Europe de l’Est.

5% du marché français en 2020

En attendant, en France, où les réserves certifiées correspondent à six ans de consommation, Julien Moulin vise une part de marché de 5% pendant 20 ans, et un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros en 2020. À condition que les pouvoirs publics, auprès desquels il multiplie les rendez-vous, soient réceptifs à ses arguments.

« À quoi bon interdire l’exploitation d’hydrocarbures sur le territoire français si c’est pour en importer, qui plus est pour un coût annuel de 10 milliards d’euros ? » demande-t-il .

La question mérite d’être posée.

Pétrole: les majors engrangent les bénéfices de leur transformation — BASTA!GAZ ALES

août 3, 2017
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Paris (AFP) – Les grandes compagnies pétrolières et gazières ont réalisé de gros bénéfices au premier semestre, profitant d’une relative embellie des cours mais surtout de plusieurs années de transformation pour devenir plus rentables. Les majors BP, Chevron, ExxonMobil, Shell et Total, qui ont publié leurs résultats ces ⇒⇒⇒

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Le Conseil constitutionnel confirme que le principe de précaution est garanti par le Ceta

août 2, 2017

source: actu-environnement

L’accord commercial de libre-échange entre l’UE et le Canada (Ceta) n’empêchera pas de garantir l’application du principe de précaution dans l’UE, a jugé le Conseil constitutionnel, même si ce principe n’est pas directement mentionné dans l’accord.

Saisi par une centaine de députés de gauche en février dernier, le Conseil constitutionnel a jugé, le 31 juillet, que l’accord commercial de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (Ceta), ne nécessitait « pas de révision de la Constitution » française.

Le Conseil était interrogé pour la première fois sur un accord de commerce et d’investissement. Sa décision était très attendue par les requérants qui ont attaqué ce texte approuvé le 15 février dernier par le Parlement européen, estimant qu’il « menace les normes sociales et environnementales« . La saisine des parlementaires reposait sur quatre arguments, dont celui d’une méconnaissance du principe de précaution, à valeur constitutionnelle en France depuis 2005 (avec l’adoption de la Charte de l’environnement).

Le principe de précaution garanti

Les parties visent à améliorer l’application de leur droit respectif en matière de travail et d’environnement et favoriser la consultation et la participation du public dans la discussion des questions de développement durable. 
Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a statué sur le principe de précaution dont « il a réaffirmé la valeur constitutionnelle », même s’il reconnaît que ce principe n’est pas directement mentionné dans l’accord. Les Sages ont rappelé les engagements des parties (l’Union européenne et ses Etats membres ainsi que le Canada), contenus dans le chapitre 22 de l’accord « expressément consacré au commerce et au développement durable ». Les parties visent à « favoriser le développement durable par une coordination et une intégration accrues de leurs politiques et mesures respectives en matière de travail, d’environnement et de commerce, (…) améliorer l’application de leur droit respectif en matière de travail et d’environnement » et  » favoriser la consultation et la participation du public dans la discussion des questions de développement durable ».De même,« l’absence de mention expresse du principe de précaution dans les stipulations de l’accord, qui relèvent d’une compétence partagée entre l’Union européenne et les Etats membres, n’emporte pas de méconnaissance de ce principe« , ont-ils ajouté. Ce principe est donc protégé par le droit de l’Union européenne.

Le Conseil a aussi confirmé que les parties sont autorisées à prendre des mesures « économiquement efficaces » visant à prévenir la dégradation de l’environnement, en cas de risque de dommages « graves ou irréversibles« . En outre,« l’instrument interprétatif commun de l’accord précise que les parties sont tenues d’assurer et d’encourager des niveaux élevés de protection de l’environnement, de s’efforcer d’améliorer continuellement leur législation et leurs politiques en la matière de même que les niveaux de protection sur lesquels elles reposent ». Les Sages ont par conséquent conclu que « l’ensemble de ces stipulations [de l’accord] sont propres à garantir le respect du principe de précaution issu de l’article 5 de la Charte de l’environnement » dans la Constitution française.

Stopper l’application provisoire du Ceta

Les députés contestaient également l’application provisoire de l’accord (dans une proportion de 90%), prévue à compter du 21 septembre, en attendant sa ratification par les parlements de tous les pays membres de l’UE.

Le Conseil constitutionnel a rappelé que l’accord n’est pas « irrévocable » et qu’il prévoit « la possibilité d’interrompre cette application provisoire en cas d’impossibilité pour une partie de le ratifier ».L’application provisoire de l’accord concerne donc des dispositions relevant de la compétence « exclusive de l’Union européenne » et « qui ne portent pas atteinte aux conditions essentielles d’exercice de la souveraineté nationale », estiment les Sages.

Les réactions de parlementaires de gauche n’ont pas tardé. Parmi les députés requérants, Delphine Batho, députée Nouvelle gauche (Deux-Sèvres) « espérait une autre décision » du Conseil. « Mais le combat continue. Je voterai contre la ratification du Ceta« , a-t-elle réaffirmé sur twitter.  Les députés du Front de gauche ont également appelé à « donner la parole au peuple et organiser un référendum »,suite à cette décision. La sénatrice écologiste Esther Benbassa (Val-de-Marne) a aussi dénoncé « le risque de régression de nos standards sociaux et environnementaux » qui « ne serait donc pas anticonstitutionnel ».

L’ONG Attac a aussi fustigé « un pas de plus pour le mariage forcé auquel nous nous opposons pour notre santé, notre agriculture, nos emplois… ». Dans un communiqué, les ONG Fondation pour la nature et l’homme (FNH) et Foodwatch ainsi que l’Institut Veblen regrettent également que les Sages « laissent passer un tel accord, dont le contenu pourrait bouleverser durablement nos règles démocratiques et la capacité des Etats et de l’UE de protéger les citoyens et l’environnement. » Ces derniers ont réitéré leur demande à la France de « refuser l’entrée en application provisoire du Ceta, tant que des doutes juridiques persistent et que les parlementaires français n’ont pas été consultés. »

Le gouvernement a nommé le 6 juillet dernier une commission d’experts chargée de remettre, début septembre, un rapport destiné à évaluer l’impact du Ceta sur l’environnement et la santé. La FNH et l’Institut Veblen ont toutefois critiqué l’impartialité des membres de cette commission. Les députés européens socialistes français ont aussi dénoncé une commission d’évaluation « jolie sur le papier ». De leur côté, les eurodéputés EELV ont demandé au gouvernement français « de surseoir à l’application provisoire de l’accord tant que l’avis de ce comité, dont on aimerait connaître la feuille de route, n’a pas été rendu ».

Le CETA appliqué le 21 septembre sans consultation des citoyens !

juillet 22, 2017
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Le 21 septembre, c’est bientôt.

Questions au gouvernement. Voir la vidéo ci dessous.

Clémentine Autain :
« sans aucune concertation de la représentation nationale plus de 90% des mesures du traité seront appliquées le 21 septembre prochain »

Réponse de la Ministre Nathalie Loiseau :
« Le conseil a décidé, comme c’est la pratique, que la partie communautaire de l’accord entrera en vigueur de façon provisoire à une date à déterminer après la ratification par le Canada qui a eu lieu le 17 mai dernier ».

LA RÉALITÉ : non la date n’est plus à déterminer, Juncker et Trudeau se sont déjà mis d’accords -> http://www.liberation.fr/…/ceta-l-accord-entre-l-ue-et-le-c… et le texte ne peut plus être modifié !

PROBLÈMES : la Ministre ne semble elle-même pas convaincue par son argumentation, affirmer que le gouvernement corrigera les effets négatifs du CETA en fonction des recommandations de la commission d’évaluation est FAUX ! Le texte est écrit, voté par le Parlement européen, il nous reste deux options : l’accepter ou le rejeter !

Le collectif Stop TAFTA/CETA ne soutient aucun parti politique, nous relayons cette vidéo car elle a le mérite d’amener le #CETA sur le devant de l’actualité. Nous invitons tous les représentants politiques à se saisir d’urgence de cette question, et nous invitons tou.te.s les citoyen.ne.s à signer cette initiative pour stopper le #CETA -> http://www.stop-ceta.fr/personne/

Le gaz de schiste et l’industrie extractive, première cible de Nicolas Hulot

juin 24, 2017

 source: france 24

© Geoffroy Van Der Hasselt, AFP | Nicolas Hulot prêt à affronter les poids lourds de l’industrie extractive ?

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 23/06/2017

Le nouveau ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a annoncé sa volonté d’interdire les nouveaux permis d’exploration d’hydrocarbures en passant par une délicate réforme du code minier.

Nicolas Hulot ne veut plus de nouveaux permis d’exploration d’hydrocarbures en France. Le ministre de la Transition écologique a annoncé, vendredi 23 juin sur la chaîne BFMTV, son intention de présenter une loi allant dans ce sens à l’automne, sans préciser s’il visait les hydrocarbures conventionnels ou non-conventionnels.

Il reprend à son compte une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Le président s’était prononcé contre la recherche sur le territoire national d’un certain type d’hydrocarbures : les très controversés gaz et pétrole de schiste, dont l’exploitation aux États-Unis, quoiqu’économiquement profitable, a démontré ses effets néfastes pour l’environnement.

Nicolas Hulot, désormais ministre, a aussi repris une antienne du Nicolas Hulot militant écologiste. En 2016, il avait ainsi posé l’interdiction de l’exploration et de l’exploitation d’hydrocarbures comme l’un des préalables à son éventuelle participation au gouvernement de François Hollande, qui ne s’était finalement pas concrétisée.

Si l’initiative devrait recueillir le soutien de l’Élysée, le projet de future loi soulève aussi de nombreuses questions.

Quels hydrocarbures ?

Les polémiques aidant, les hydrocarbures non-conventionnels (gaz et huiles de schiste, essentiellement) ont accaparé le devant de la scène médiatique. En France, le bassin parisien pourrait être riche en pétrole de schiste, tandis que les sous-sols du sud-est recèleraient de prometteurs gisements de gaz de schiste, d’après le site du ministère de la Transition écologique. Mais il n’y a pas d’estimation précise du potentiel français car il n’est techniquement pas possible de mener une exploration des sous-sols depuis l’adoption de la loi de 2011 qui interdit le recours à la fracturation hydraulique.

Mais les hydrocarbures non-conventionnels ne désignent pas seulement le gaz et huile de schiste. En France, des explorations ont débuté pour exploiter le gaz de couches (ou gaz de “charbon”) qui est enfermé dans les veines de charbon. Lors d’un débat parlementaire, en janvier 2015, les députés avaient maintenu le flou sur son statut, estimant qu’il ne fallait pas l’intégrer dans les hydrocarbures non-conventionnels, au grand dam des ONG qui avaient accusé les députés d’avoir cédé aux pressions du lobby minier.

« L’interdiction de nouveaux permis doit aussi concerner les hydrocarbures conventionnels car si on continue à les exploiter, il ne sera pas possible de tenir l’engagement de rester sous une hausse de la température de 2°C”, assure Juliette Renaud, spécialiste de l’industrie extractive pour l’ONG Les Amis de la Terre. Nicolas Hulot semble partager cet avis. Dans son annonce il n’a pas fait de distinction, laissant entendre que sa loi s’appliquerait à tous les types d’hydrocarbures.

Les professionnels du secteur risquent de ne pas apprécier. Ils fondent beaucoup d’espoir sur les gisements de pétrole dans les eaux profondes en zone maritime française. Une large zone d’hydrocarbures, au large de la Guyane française, aiguise depuis plusieurs années les appétits des géants du pétrole et du gaz.

Quels permis ? Nicolas Hulot vise les nouveaux permis d’exploration. Juliette Renaud craint que cela ne concerne que les nouvelles demandes alors qu’il existe « au moins 132 demandes de permis d’exploration en attentes d’être validées ». Elle ajoute aussi que sur les plus de 50 permis qui ont été délivrés, une partie va devoir être prolongée.

« CELA VA ACCÉLÉRER LA TRANSITION VERS LES ÉNERGIES RENOUVELABLES »

Pour elle, tous ces titres – nouveaux, en attente ou à prolonger – devraient être interdits par la future loi. Une vision de la situation qui risque de susciter une levée de boucliers des acteurs du secteur qui se sont déjà financièrement investis dans certains projets miniers qu’ils croyaient en bonne voie.

Modifier le code minier ? “Pour interdire les nouveaux permis d’exploiter, il faut modifier une partie du code minier”, explique la spécialiste de l’ONG. Nicolas Hulot a d’ailleurs précisé que c’était sa priorité et qu’il comptait le faire “dans un délai très court”.

Cette modification est un serpent de mer depuis au moins 2011. Depuis l’adoption de la loi pour interdire le recours à la fracturation hydraulique, l’idée de s’attaquer à ce texte d’une centaine de pages travaille le monde politique. Ce code, réputé favorable aux intérêts des exploitants de mines, ne semble plus adapté à une époque où la cause du climat est devenue une priorité. Mais ni la droite, ni la gauche n’ont réussi à le réformer. En janvier 2017, alors que le quinquennat de François Hollande touche à sa fin, des députés socialistes, las d’attendre un hypothétique projet de loi, décident d’introduire leur propre proposition de réforme du code minier qu’ils réussissent à faire adopter par l’Assemblée nationale.

Mais le Sénat ne s’est pas encore prononcé sur ce texte. “Nicolas Hulot peut le reprendre tel quel ou l’utiliser comme base de travail pour un autre projet de loi”, note Juliette Renaud qui estime que la proposition des députés n’allait pas suffisamment loin.

Nicolas Hulot a tout intérêt, en tout cas, à faire attention où il met les pieds. Nicole Bricq, la dernière ministre à avoir voulu réformer le code minier, n’a pas tenu six mois à son poste. “Tout le gratin du petit monde pétrolier avait décroché son téléphone”, a raconté Le Monde dans une enquête de 2012 sur l’éviction de l’éphémère première ministre de l’Écologie de François Hollande.

Première publication : 23/06/2017

Aux États-Unis, le gaz de schiste remplace le charbon — BASTA!GAZ ALES

juin 14, 2017
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Malgré le soutien apporté par Donald Trump, le déclin du charbon semble inévitable. ⇒⇒⇒⇒

via Aux États-Unis, le gaz de schiste remplace le charbon — BASTA!GAZ ALES