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Loi Hulot : redonnons à l’État le pouvoir de dire non !

septembre 22, 2017

source: les amis de la terre

Les réserves de charbon, de gaz et de pétrole actuellement exploitées suffisent à nous engager dans la voie d’un réchauffement climatique supérieur à 2°C (soit au-dessus de l’objectif fixé par l’Accord de Paris). La France doit montrer l’exemple, et ne plus octroyer aucune nouvelle concession (permis d’exploitation) : pas de permis pour les fossiles.

En l’état, les mesures proposées dans le projet de loi Hulot ne suffisent pas. Et l’industrie fossile va s’employer à faire pression sur les député.e.s, pour que la portée du texte soit encore réduite. Mobilisons nous pour que l’État ne cède pas face à l’industrie fossile !

Pour cela, nous avons besoin de vous, écrire aux 137 député.e.s membres des commissions Affaires économiques et Développement durable de l’Assemblée, qui décideront, lundi et mardi prochains, des amendements retenus, avant le vote du texte de loi le 3 octobre.

CLIQUEZ ICI POUR ÉCRIRE AUX DÉPUTÉS


Message qui sera envoyé aux députés :
Madame la députée, Monsieur le député,

La commission dont vous êtes membre examinera dans quelques jours le projet de loi Hulot.

Vous avez là une occasion unique d’écrire une page importante de la transition vers une société juste et durable. En l’état, les mesures proposées par le gouvernement ne permettent pas d’atteindre les objectifs annoncés.

Vous devez donc vous assurer que le texte de loi soit renforcé, en intégrant notamment deux dispositions clefs : – l’interdiction claire et définitive de l’exploration et de l’exploitation de tous les hydrocarbures non conventionnels, quelle que soit la technique employée ; – des restrictions réelles au droit de suite, pour que la France n’accorde plus aucun permis d’exploitation à l’industrie fossile.

Bien à vous,


J’ENVOIE UN MESSAGE AUX DEPUTES

Les 25 et 26 septembre en commission, puis le 3 octobre prochain en plénière, les député.e.s se prononceront sur le projet de loi Hulot “mettant fin à la recherche ainsi qu’à l’exploitation des hydrocarbures conventionnels et non conventionnels et portant diverses dispositions relatives à l’énergie et à l’environnement“.

Le titre du projet de loi est prometteur, le contenu l’est moins.

Cette loi définira la manière dont la France entend mettre en oeuvre les engagements pris dans l’Accord de Paris, adopté à l’issue de la COP21. Nous saurons alors si le gouvernement prend au sérieux l’objectif de maintenir le réchauffement en deçà des 1,5°C.

La loi Hulot doit donc envoyer un signal fort, qui montre la détermination de l’État à agir face à l’urgence climatique. Le gouvernement ne doit pas se résigner face à un code minier qui donne tous les droits aux industriels. Cette loi est une opportunité unique de redonner à l’Etat le pouvoir de dire non aux pétroliers.

Elle doit être la réponse déterminée et exemplaire du gouvernement aux catastrophes climatiques telles que l’ouragan Irma.

En l’état, le projet de loi ne va pas assez loin – comme le montre notre note de décryptage, que 350.org, les Amis de la Terre FranceAttac France, et des collectifs Non au pétrole de schiste, au gaz de schiste et au gaz de couche, ont publié courant septembre.

La seule voie possible est de geler le développement de tout nouveau projet fossile, à commencer par les projets d’extraction de gaz et de pétrole : la France ne doit plus accorder aucune nouvelle concession (permis d’exploitation d’un gisement) à l’industrie fossile.

La loi doit également interdire clairement l’exploration et l’exploitation de tous les hydrocarbures non conventionnels, quelle que soit la technique employée. Cela inclut les gaz de couche, “cousins” du gaz de schiste, pour lesquels des forages exploratoires ont déjà commencé en Lorraine.

Or selon la version actuelle du texte de loi, l’exploitation en Lorraine pourrait avoir lieu. Le texte du projet de loi se limite à renoncer à l’octroi de nouveaux permis d’exploration. En l’état du texte, cette loi va permettre de prolonger jusqu’en 2040 les 63 concessions actuelles. Par ailleurs, une trentaine de permis d’exploration actuels vont pouvoir être prolongés et en vertu de ce qu’on appelle le “droit de suite”, donner potentiellement lieu à autant de concessions, dont l’échéance pourra même excéder 2040. Si le texte de loi ne change pas, l’Etat va rester pieds et poings liés face aux pétroliers.

Il existe pourtant des propositions d’amendements concrètes pour restreindre le “droit de suite” et redonner donc à l’Etat le pouvoir de dire non.

Ces prochains jours, l’industrie fossile va mobiliser ses moyens gigantesques pour pousser le gouvernement et les député.e.s à reculer. Nous devons donc nous mobiliser avec toute notre énergie, notre détermination et notre créativité pour pousser dans l’autre sens. Les député.e.s seront confrontés à un choix clair : défendre les intérêts de l’industrie fossile, ou bien écrire une nouvelle page de notre histoire, celle de la transition vers des sociétés justes et durables.

Nous vous recontacterons dans les jours qui viennent pour vous proposer de prendre part à des actions aussi simples qu’efficaces : pour envoyer un emails à des député.e.s, téléphoner à leur permanence, faire du bruit sur les réseaux sociaux et, pourquoi pas, participer à des actions symboliques avant l’adoption de la loi.

Une initiative conjointe de 350.org, les Amis de la Terre FranceAttac France, et des Collectifs Non au gaz de schiste et au gaz de couche.

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Décryptage Loi Hulot – « Mettre fin aux énergies fossiles » ?
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Ouragans, inondations : et si l’on poursuivait les multinationales pétrolières en justice ?

septembre 19, 2017

CLIMAT

source: observatoire des multinationales

 

 PAR SOPHIE CHAPELLE

Sur fond de catastrophes naturelles historiques, une nouvelle étude pointe la responsabilité d’une poignée de multinationales pétrolières dans le réchauffement climatique. Ses auteurs suggèrent qu’elle soit utilisée pour porter ces multinationales devant les tribunaux.

L’intensité des ouragans augmentera t-elle à mesure que le mercure grimpe ? Après la provocation par Harvey d’inondations historiques au Texas, l’ouragan Irma s’est montré le plus puissant cyclone tropical observé jusqu’à présent aux Antilles. Au point que certains spécialistes plaident pour l’ajout d’un sixième niveau sur l’échelle de Saffir-Simpson [1]« Plus la température de l’eau et le taux d’humidité sont élevés, plus le cyclone peut prendre de l’intensité. Or, ces deux éléments sont plus intenses du fait de l’augmentation de l’effet de serre, explique la climatologue Valérie Masson-Delmotte [2]On considère qu’il y a 7 % d’humidité en plus dans l’atmosphère par degré de réchauffement. »

Moins médiatisées, des catastrophes naturelles historiques ont affecté d’autres territoires ces dernières semaines. Décrété le 7 juillet, l’état d’urgence dans la province de Colombie-Britannique (Canada) vient d’être prolongé jusqu’au 15 septembre, du fait de la multiplication de feux de forêt d’une intensité inédite [3]. Mi-août, en Sierra Leone, plus de 500 personnes sont décédées et 600 toujours portées disparues, à la suite de coulées de boue causées par des pluies torrentielles [4]. La mousson historique qui frappe l’Asie du Sud aurait par ailleurs affecté 41 millions de personnes, selon les chiffres des Nations-unies, tué près de 1 400 personnes, et laissé plusieurs centaines de milliers de sans-abri [5].

Réchauffement : 90 multinationales en cause

Alors que ces catastrophes sèment la dévastation sur leur passage, une nouvelle étude publiée par l’ONG américaine Union of Concerned Scientists (UCS), pointe les 90 principales entreprises productrices de pétrole, gaz, charbon et ciment. Elles sont à l’origine de 57 % de la hausse de la concentration atmosphérique en CO2, de près de 50 % de la hausse de la température moyenne mondiale, et d’autour de 30 % de la hausse du niveau moyen des mers observées depuis 1880 [6]. Depuis 1980, les principaux responsables de la hausse des températures sont Saudi Aramco et Gazprom, suivis par ExxonMobil, National Iranian Oil Company, BP, Chevron, Pemex et Shell. Le français Total arrive en 17e position, juste derrière la Sonatrach algérienne.

Pensons à tous les Irma, José, bientôt Katia et Lee : donnons aux 20 prochains cyclones, le vrai nom de ceux qui ont le plus émis de CO2 !

Les plaintes pourraient se multiplier à l’encontre de ces entreprises. Aux États-Unis, deux comtés et une ville californienne – San Mateo, Marin et Imperial Beach – ont déposé plainte en juillet 2017 contre 37 entreprises pétrolières, gazières ou de charbon, dont Shell, Chevron, Statoil, Exxon et Total [7]. Enjeu : obtenir des compensations relatives aux coûts actuels et futurs d’adaptation à la montée du niveau de la mer liée au changement climatique. La plainte accuse les compagnies de s’être engagées, non pas dans un travail de réduction des impacts, mais « dans un effort coordonné pour dissimuler et nier leur connaissance de ces menaces ». En 2008, Kivalina, un petit village d’Alaska de 400 habitants, avait intenté un procès contre des compagnies pétrolières, dont BP et Chevron, demandant jusqu’à 400 millions de dollars pour relocaliser leur village face à la hausse du niveau de la mer. Leur dossier avait été rejeté au motif que c’était une question non pas juridique mais politique.

Les compagnies d’assurance et aériennes accusées de gonfler leurs prix

Des grandes entreprises sont également accusées de vouloir profiter de ces catastrophes amplifiées par les changements climatiques. Se protéger d’un ouragan coûte par exemple de plus en plus cher. La chaine d’information CBSN estime ainsi le coût de la fermeture complète d’une maison pour faire face à un ouragan – volets spéciaux, contreplaqué pour les fenêtres, sacs de sable… – à 4000 dollars [8]. L’assurance inondation a par ailleurs augmenté de 69 % entre 2003 et 2013, relève The Time [9]. Des compagnies aériennes comme Delta Air Lines ou Air France sont également critiquées pour avoir augmenter leurs prix juste avant le passage de l’ouragan Irma.

Or, les catastrophes naturelles ne frappent pas les populations de la même manière. Après les passages successifs de Harvey, Irma, Jose et Katia, ce sont les quartiers résidentiels à faible revenu qui ont été les plus affectés. En 2016 déjà, un tiers des résidents de Caroline du Nord touchés par les inondations provenant de l’ouragan Matthew vivaient sous le seuil de pauvreté [10]. Critiqué sur sa gestion de la situation à Saint-Martin et Saint-Barthélémy, le gouvernement français vient d’accepter le principe d’une commission d’enquête parlementaire.

Sophie Chapelle

— 
Photo : CC Stacey

[1L’échelle de Saffir-Simpson va pour le moment de « un » (catégorie la plus basse) à « cinq » (la plus élevée) en fonction de la vitesse du vent de l’ouragan et des dégâts potentiels estimés.

[2Source

[3Plus de 10 000 km2 de forêt ont été ravagés – l’équivalent du département de la Gironde. Source

[4Source

[5Source.

[6Cette étude prolonge celle publiée en 2014 par Richard Heede du Climate Accountability Institute, qui avait montré que ces mêmes 90 entreprises étaient responsables d’environ 63 % des émissions cumulées de CO2 entre 1854 et 2010.

[7Source

[8Voir ici

[9Voir là

[10Source

90 entreprises sont responsables de 50 % du réchauffement climatique

septembre 13, 2017

source: reporterre

8 septembre 2017

L’ONG américaine Union of Concerned Scientists (UCS) a publié jeudi 7 septembre au soir dans le journal scientifique Climatic Change une nouvelle étude montrant que 90 entreprises sont responsables de près de 50 % de la hausse des températures et d’environ 30 % de l’élévation du niveau des mers observées depuis l’ère préindustrielle.

Ainsi, selon UCS, les 90 principales entreprises productrices de pétrole, gaz, charbon et ciment sont responsables de 57 % de la hausse de la concentration atmosphérique en CO2, de près de 50 % de la hausse de la température moyenne mondiale, et d’autour de 30 % de la hausse du niveau moyen des mers observées depuis 1880. Parmi ces 90 entreprises, les 50 entreprises privées, dont Exxon, Chevron, Shell BP et Total, sont responsables de 16 % de la hausse de la température et 11 % de la montée des mers.

Cette étude prolonge celle publiée en 2014 par Richard Heede du Climate Accountability Institute, qui avait montré que ces mêmes 90 entreprises étaient responsables d’environ 63 % des émissions cumulées de CO2 entre 1854 et 2010.

« Nous savions depuis longtemps que les énergies fossiles sont le principal contributeur au changement climatique. Maintenant, nous savons aussi dans quelle mesure les produits de telle ou telle compagnie ont fait monter les températures et le niveau des mers », souligne Brenda Ekwurzel, auteure principale du rapport et directrice des sciences du climat de Union of Concerned Scientists. L’UCS estime que ces compagnies devraient prendre en charge une partie des coûts gigantesques liés aux impacts du changement climatique et aux investissement nécessaires pour l’adaptation au réchauffement à venir.

  • Source : courriel de l’European Climate Foundation à Reporterre
  • Photo : Raffinerie d’Exxon Mobil à Joliet (USA) (Afromusing)

Le gouvernement a déjà revu sa copie sur la fin des hydrocarbures en 2040

septembre 12, 2017
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En toute discrétion, le projet de loi sur l’arrêt de la production des hydrocarbures, a été remanié dans un sens plus favorable aux industriels. Les associations de défense de l’environnement sont furieuses. Le projet de loi « mettant fin à la recherche ainsi qu’à l’exploitation des hydrocarbures conventionnels et non conventionnels », transmis à l’Assemblée nationale le […]

via Sur la fin des hydrocarbures en 2040, le gouvernement a déjà revu sa copie — BASTA!GAZ ALES

Gaz de schiste : l’Algérie prise en tenaille entre ses gaziers, ses pétroliers et ses technologues

septembre 12, 2017
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La presse algérienne reflète très bien les contradictions d’une société qui doute de son avenir économique. Alors qu’un pétrolier, ex-ministre et patron de la Sonatrach devenu consultant, jure que le gaz de schiste est l’avenir du pays, un responsable algéro-américain explique que les leaders de la Silicon Valley sont natifs d’Alger, d’Oran, de Constantine et […]

via Gaz de schiste : l’Algérie prise en tenaille entre ses gaziers, pétroliers et ses technologues — BASTA!GAZ ALES

Merci à nos collègues de BASTA!GAZ ALES pour cette info

 

Libre-échange: les opposants au CETA préparent leurs dernières cartouches

septembre 9, 2017
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Cliquer ci dessous.

2017-09-08-les opposants au CETA préparent leurs dernières cartouches

CETA et loi travail. Un mélange explosif.

septembre 9, 2017
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Cliquer ICI pour télécharger le tract Ceta et loi travail