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Communiqués

août 16, 2011
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N’hésitez pas à nous faire passer des communiqués, nous les publierons dans cette page

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Pologne: exploitation commerciale du gaz de schiste, à partir de 2014

VARSOVIE – Le Premier ministre polonais Donald Tusk a annoncé dimanche que l’exploitation commerciale des gisement de gaz de schiste commenceraient en Pologne à partir de 2014.
En gardant un optimisme modéré, l’exploitation commerciale de gaz de schiste commencera en 2014, a déclaré M. Tusk aux journalistes à Lubocin (nord), un des lieux d’exploration des gisements polonais, considérés comme les plus importants en Europe.
Selon lui, la Pologne pourrait atteindre une sécurité gazière en 2035.
Après des années de dépendance de notre grand voisin (Russie), nous pouvons dire aujourd’hui que ma génération connaîtra le moment où nous serons autonomes pour ce qui est du gaz et ce sera à nous de poser des conditions, a-t-il estimé.
M. Tusk a indiqué avoir obtenu des assurances que les forages et leur exploitation convenable ne créeront pas de danger pour l’environnement. C’est très important pour nous, a-t-il assuré.
Selon lui, c’est un argument dans cette grande discussion en Europe autour de la question de savoir si le gaz de schiste est acceptable ou non.
La Pologne rêve de devenir un nouvel eldorado énergétique grâce à de gigantesques gisements de gaz de schiste, évaluées par les spécialistes à 5.300 milliards de m3, ce qui couvrirait ses besoins pour trois siècles.
D’autres pays sont réticents. La France a banni l’exploitation de ce gaz non conventionnel en raison des dangers pour l’environnement. Début mai, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi interdisant la technique controversée de fracturation hydraulique pour son exploration et son exploitation.
Le commissaire européen à l’Energie Günther Oettinger a souligné récemment la nécessité de respecter de hautes exigences en matière de sécurité et de normes environnementales.
La meilleure façon de procéder est d’européaniser les standards. Nous allons donc présenter aux Etats membres des propositions au printemps prochain, a-t-il déclaré récemment à Wroclaw, dans le sud-ouest de la Pologne.
M. Oettinger a aussi souhaité des normes communes de protection de l’environnement, pour que les Etats membres puissent accorder des autorisations d’exploitation dans un cadre clair.
(©AFP / 18 septembre 2011 13h08)

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Gaz de schiste: les américains Toreador et ZaZa Energy fusionnent

http://www.romandie.com/news/n/_Gaz_de_schiste_les_americains_Toreador_et_ZaZa_Energy_fusionnent120820111708.asp

PARIS – La compagnie pétrolière américaine Toreador, qui a dû abandonner provisoirement ses projets d’exploration de gaz et d’huiles de schiste en Ile-de-France suite à l’annulation par le gouvernement français des autorisations données, a annoncé vendredi sa fusion avec le groupe texan ZaZa Energy.
La nouvelle société, qui s’appellera ZaZa Energy Corporation, a une capitalisation boursière d’environ 294 millions de dollars (206 millions d’euros), sur la base du cours de clôture de l’action de Toreador le 9 août, indique le communiqué publié à Paris.
Cotée sur le Nasdaq, elle aura son siège à Houston, au Texas, et des bureaux à Corpus Christi, au Texas et à Paris.
Les actionnaires de ZaZa recevront 76,2 millions d’actions, représentant environ 75% de la nouvelle société, ainsi qu’un bon de trésorerie de 50 millions de dollars, tandis que ceux de Toreador recevront 25,4 millions d’actions, représentant environ 25% de la nouvelle société.
La finalisation de la transaction est prévue pour le quatrième trimestre.
Le portefeuille commun de la nouvelle compagnie comprend trois actifs de base – deux au Texas ainsi que le bassin parisien avec un total de 423.000 acres nets (1.700 km2 environ). Elle a pour partenaire stratégique le groupe Hess à la fois au Texas et en France.
La nouvelle société annonce que dans le bassin parisien un programme de forage ciblant des réservoirs classiques devrait commencer d’ici fin 2011.
Par ailleurs, ajoute le communiqué, le programme d’exploration des schistes liasiques comprenant le forage de six puits traditionnels (sans recours à la fracturation hydraulique) devrait commencer d’ici la fin de l’année après la revue des permis par le gouvernement français.
La production nette du gisement texan et du bassin parisien devrait dépasser 1.100 barils équivalents pétrole/jour d’ici fin 2011, atteignant 5.000 barils équivalents pétrole/j d’ici fin 2013, indique le communiqué.
Le rapport préliminaire d’experts remis le 21 avril aux ministres français de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet et de l’Industrie et de l’Energie Eric Besson préconisait des travaux de recherche et tests d’exploration avec un encadrement strict, et l’utilisation des meilleures technologies disponibles.
Jusqu’à présent Toréador voulait extraire les gaz et huiles de schiste, disséminés dans la roche au lieu d’être concentrés dans des poches, grâce à des forages horizontaux qui fracturent la roche en injectant d’énormes quantités d’eau, de sable et de produits chimiques, produisant ainsi un pétrole dit non conventionnel.
HESS CORPORATION
(©AFP / 12 août 2011 17h33)

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Communiqué de presse du 25 juin

Coordination nationale des collectifs contre les gaz et huile de schiste

Lyon, le 25 juin 2011
La Coordination nationale des collectifs locaux contre les huiles et les gaz de schiste, réunie à Lyon les 24 et 25 juin 2011, réaffirme son opposition à la recherche, à l’exploration et à l’exploitation d’hydrocarbures compris dans la roche mère.

La Coordination constate et déplore :

  • d’une part, que la loi adoptée le 21 juin à l’Assemblée nationale ne réponde pas à ses attentes ;
  • d’autre part, que le gouvernement n’ait toujours pas retiré les permis de recherche exclusif, instruits et délivrés dans la plus grande discrétion.

La Coordination nationale reste solidaire et aux côtés des maires ayant adopté des arrêtés d’interdiction de la fracturation hydraulique.

Il appartient aux parlementaires de définir les voies et les moyens les plus efficaces pour atteindre les objectifs exprimés par la Coordination : l’interdiction de l’exploration, et de l’exploitation, y compris dans le cadre de l’expérimentation, des hydrocarbures compris dans la roche mère.

La Coordination continue et renforce la mobilisation pour informer les citoyens et les élus des dangers que représentent la recherche et l’exploitation des gaz et huile de schiste et gaz de houille.

La Coordination exige que le gouvernement prenne les dispositions pour le retrait définitif des permis exclusif de recherche.

Gaz et huile schiste, ni ici, ni ailleurs, ni aujourd’hui, ni demain !
Contacts : Vincent Espagne : 04 67 95 88 47 ‐ Dominique‐Guy Jourdain : 06 48 75 71 03

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Les communes risquent fort d’être dépossédées de leur territoire et de leur richesse par leurs États.

par Elisabelle Bourgue, mercredi 1 juin 2011, 08:05

1 – La politique environnementale est pensée, organisée, décidée à l’échelon mondial. J’ai découvert que les institutions internationales (ONU, FAO, OMC…) ne se concurrençaient pas comme je le pensais, mais se partageaient parfaitement le travail pour mettre en application les accords internationaux signés en 1994 (AGCS, ADPIC). Le Millenium est un exemple parmi d’autres.

2 – La principale source de ce fondement idéologique, ultra-libéral, se situe dans ce que l’on appelle « l’école de Chicago ».

3 – Le marché fait la loi, tout l’argent récolté alimentera non pas la biodiversité mais des marchés financiers. Or les banques de compensation sont des outils financiers absolument pas régulés.

En outre, les marchés de droits à polluer (Ca) n’ont pas résolu les problèmes environnementaux, puisqu’ils n’ont pas réduit les émissions de CO2.

Enfin, le marché du carbone a connu son premier krach financier en 2006

4 – Véolia et Suez veulent s’emparer des droits compensation pour protéger la ressource en eau pour la bonne et simple raison que les collectivités locales ne peuvent plus payer l’assainissement et la potabilisation de l’eau.

5 – Nulle part la démocratie représentative entre dans la gouvernance internationale de l’environnement. Les communes risquent fort d’être dépossédées de leur territoire et de leur richesse par leurs États.

Françoise DEGERT
CR de la conférence de l’ICREI, qui s’est tenue du 17 au 19 juin 2010 à Aix-en-Provence

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Communiqué du 27 juin 2011

La Coordination nationale des collectifs locaux contre les huiles et gaz de schiste réaffirme son opposition à la recherche, à l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures compris dans la roche mère. La coordination constate et déplore d’une part que la loi adoptée le 21 juin à l’Assemblée Nationale ne réponde pas à ses attentes, d’autre part que le Gouvernement n’ait toujours pas retiré les permis de recherche exclusifs instruits et délivrés dans la plus grande discrétion. La Coordination nationale reste solidaire et aux côtés des maires ayant adopté des arrêtés d’interdiction de la « fracturation hydraulique ». Elle continue et renforce la mobilisation pour informer les citoyens et les élus des dangers que représente la recherche et l’exploitation des Gaz de schiste et gaz de houille. Il appartient aux parlementaires de définir les voies et les moyens les plus efficaces pour atteindre les objectifs exprimés par la Coordination : l’interdiction de l’exploration et de l’exploitation y compris dans le cadre de l’expérimentation des hydrocarbures compris dans la roche-mère.

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Communiqué du 15/06/2011, AFP

PARIS – Sénateurs et députés sont parvenus mercredi à un accord en commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) sur la proposition de loi UMP sur les gaz de schiste, a indiqué à l’AFP le rapporteur du Sénat, Michel Houel (UMP).

La proposition de loi du chef de file des député UMP, Christian Jacob, prévoit d’interdire la technique de la fracturation hydraulique sur les gaz de schiste, jugée hautement polluante.

L’octroi en catimini de permis d’exploration de ces hydrocarbures non conventionnels en mars 2010, notamment dans le sud de la France, avait suscité une fronde des élus locaux et écologistes.

La proposition de loi prévoit que les titulaires de ces permis auront deux mois pour déclarer la technique utilisée et c’est seulement s’ils recourent à la fracturation hydraulique, ou s’ils ne répondent pas, que les permis seront abrogés.

La CMP n’a pas retenu la disposition votée par le Sénat qui autorisait l’utilisation de cette technique de fracturation hydraulique « à des fins scientifiques », revenant à la version votée par l’Assemblée nationale, a précisé M. Houel.

La CMP « n’a pas retenu les projets d’expérimentation sous la forme votée par le Sénat. Elle a prévu en revanche que le gouvernement pourrait dans un rapport définir des conditions d’expérimentation sur lesquelles une commission d’orientation et d’évaluation introduite par le Sénat donnera un avis », a-t-on précisé à la commission de l’Economie du Sénat. « On peut définir les expérimentations mais pas les mettre en oeuvre », a-t-on ajouté.

L’opposition de gauche souhaite l’interdiction pure et simple de l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste, et demande l’annulation de tous les permis exclusifs.

Les conclusions de la CMP seront débattues le 21 juin à l’Assemblée nationale et le 30 juin au Sénat pour une adoption définitive.

© 2011 AFP

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Communiqué de presse du 10 juin 2011

Loi sur les gaz et huiles de schiste : le Greenwashing du Gouvernement !

Les Amis de la Terre, Greenpeace, Réseau Action Climat-France

Paris, le 10 juin 2011 – Le Sénat a adopté hier soir la proposition de loi visant à interdire l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste par la technique de la fracturation hydraulique en laissant toutefois la porte ouverte à des expérimentations en la matière. Une commission mixte paritaire composée de 7 sénateurs et de 7 députés sera chargée mercredi d’élaborer une version commune aux deux assemblées, version qui reviendra devant le Parlement pour un vote définitif. Mais aucun changement significatif n’est à espérer de ce côté, les parlementaires de la majorité ayant un poids prépondérant au sein de cette commission. Très éloignée de la situation idyllique que tente de nous vendre la majorité, le texte voté hier ne répond en aucun cas aux préoccupations légitimes de nos associations.
En laissant la porte ouverte à l’exploitation future des gaz et huiles de schiste et à l’utilisation de la fracturation hydraulique, les sénateurs de la majorité et le Gouvernement ont décidé de faire fi des menaces importantes pesant sur notre environnement : crise climatique, pollution des sols et des eaux, boulimie énergétique[1]…
Cédant aux pressions du lobby industriel et adoptant un texte à portée purement électoraliste, la majorité ne fait que repousser le problème, laissant ainsi notre territoire à la merci de l’appétit de ces grandes entreprises.
Sous couvert de grandes avancées, cette loi est en fait une non-réponse à la gravité de la situation et traduit concrètement l’absence de volonté de la majorité de nos élus à enclencher la nécessaire transition énergétique vers une maitrise de notre consommation d’énergie et le développement massif des énergies renouvelables.
La mobilisation doit continuer afin d’obtenir une interdiction ferme et définitive de l’exploration et de l’exploitation des gaz et huiles de schiste, aussi bien en France qu’à l’étranger par les filiales d’entreprises françaises.
GAZ ET HUILES DE SCHISTE : NI ICI, NI AILLEURS / NI AUJOURD’HUI, NI DEMAIN !

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Communiqué du lundi 9 juin 2011

Gaz de schiste: le Sénat adopte le texte

9/6/11 – 20 h 45 AFP – FRANCE
Le Sénat a adopté jeudi soir la proposition de loi UMP interdisant la technique de la fracturation hydraulique sur les gaz de schiste à l’issue d’un débat qui a tourné en monologue de l’opposition accusant une majorité peu diserte de « vouloir gagner du temps ».
La discussion au Sénat de ce texte déjà adopté par l’Assemblée n’avait pu être achevée la semaine dernière, le nombre de sénateurs UMP étant insuffisant en séance. Le vote a été acquis par 167 voix contre 152, seule la majorité l’approuvant.
L’antagonisme entre droite et gauche est désormais d’autant plus installé sur les gaz de schiste après la publication mercredi du rapport de la mission d’information parlementaire lancée en mars et dont les deux rapporteurs, Philippe Martin (PS) et François-Michel Gonnot (UMP) aboutissent à des conclusions radicalement opposées.
Cette mission, a été lancée en mars, à la suite d’une fronde des élus locaux et écologistes ulcérés par l’octroi en catimini de permis d’exploration de gaz de schiste en mars 2010 dans le sud de la France.
L’opposition souhaite l’interdiction pure et simple de l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste au nom de la préservation environnementale des sous-sols, tandis que la majorité souhaite ne pas fermer définitivement la porte à ces hydrocarbures non-conventionnels.
La gauche demande l’annulation de tous les permis exclusifs et demande une réforme du code minier.
La proposition de loi du député UMP Christian Jacob prévoyait à l’origine l’interdiction de l’exploration de ces hydrocarbures non conventionnels mais elle a été amendée en première lecture à l’Assemblée et ne propose plus que d’interdire la technique de la facturation hydraulique jugée hautement polluante.
Les titulaires des permis auront deux mois pour déclarer la technique utilisée et c’est seulement s’ils recourent à la fracturation hydraulique, ou s’ils ne répondent pas, que les permis seront abrogés.
La majorité sénatoriale a amendé le texte en rendant cette technique possible mais « à des fins scientifiques ».
« L’interdiction de cette seule technique laisse toute latitude à la mise en oeuvre d’une autre méthode toute aussi dévastatrice (…) il faut abroger tous les permis », a critiqué l’écologiste Jean Desessard (EELV).
« Les industriels qui ont les permis pourront les garder » s’est indignée Nicole Bricq (PS). « Le gouvernement a la volonté de faire baisser la mobilisation », a soutenu Didier Guillaume (PS). « Pourquoi ne pas marquer une pause et d’abord réformer le code minier pour y voir plus clair dans ce qui devient de plus en plus illisible », a plaidé Jacques Mirassou (PS).
« Réformer le code minier ne changerait rien pour le passé et donc ne règlerait pas le problème, c’est de l’argumentaire politique » a répondu Benoist Apparu (Logement) représentant le gouvernement en l’absence de la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet.
« Vos positions sont trop radicales, le problème de la dépendance énergétique est un problème fondamental, il ne faut pas nous brider et nous ôter toute possibilité », a lancé Philippe Dallier, un des rares intervenants de droite.
« Ceux qui prétendent qu’avec ce texte on ne leur donne pas de sécurité, trompent les citoyens », a aussi soutenu Jacques Blanc (UMP).
Le texte étant inscrit en urgence (une lecture par assemblée), une commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) va maintenant être chargée d’élaborer une version commune aux deux assemblées, version qui reviendra devant le Parlement pour un vote définitif.

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Communiqué du lundi 6 juin 2011

Le Texas place les gaz de schiste sous surveillance

Le 06 juin 2011 par Geneviève De Lacour source: journal de l’environnement
Risques & Santé, Santé publique, Sites et sols industriels
A partir du 1er septembre prochain, la législation texane changera en matière de surveillance de l’industrie des gaz de schiste. La nouvelle loi obligera, en effet, les entreprises gazières à divulguer aux autorités du Texas la nature et la composition exacte de tous les produits chimiques injectés dans le sous-sol pour chaque opération de fracturation hydraulique. L’information devra être transmise à la Texas Railroad Commission, l’agence de surveillance de l’industrie pétrolière et gazière. Dans cet Etat, berceau de l’industrie du gaz de schiste, les opérations de forage se situent parfois à proximité des zones habitées. Forth Worth est la championne des forages urbains mais Dallas, sa voisine, a quant à elle suspendu les forages sur son territoire.
Ce projet de loi obligera également les industriels à divulguer la quantité d’eau utilisée pour chaque opération de fracturation, ce qui représente, en moyenne, 20 millions de litres d’eau par forage. Touché par un épisode de sécheresse sans précédent, l’Etat du Texas a mis en place des mesures de restriction de consommation d’eau. Mais ces restrictions ne touchent que les citoyens et non les industriels.
Cette nouvelle loi n’a pas empêché la présidente de la Railroad Commission, Elizabeth Ames Jones, d’affirmer que la fracturation hydraulique ne représente aucun danger. «Nous n’avons jamais eu de contamination de l’eau souterraine à cause de la fracturation hydraulique», a-t-elle déclaré devant un comité fédéral américain, selon la chaîne Hearst. «Il est impossible que ces fluides migrent à travers 2 à 3 kilomètres de roches jusqu’à la nappe phréatique. On a plus de chances de toucher la Lune avec un feu d’artifice.»
Elle a toutefois reconnu qu’une mauvaise cimentation des puits pouvait causer une telle contamination.
Dans le même temps, il faut signaler que le forage exploratoire de Blackpool, en Angleterre, a été stoppé la semaine dernière en raison des micro-séismes générés par les opérations de fracturation hydraulique. (Voir JDLE du 01/06/11)

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Communiqué du lundi 6 juin 2011

Sarkozy soutient les ambitions polonaises

Enviro2B

Suite à l’entretien de Donald Tusk, Premier ministre polonais vendredi dernier à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a assuré qu’il ne voulait « pas créer de difficultés » à la Pologne concernant le gaz de schiste. En cours d’examen au Sénat, une proposition de loi a déjà été adoptée par les députés le 11 mai dernier qui vise à interdire l’exploitation de ce gaz de schiste en France par fracturation.

« On sait que le gaz de schiste est important pour vous, on ne veut pas vous créer des difficultés au niveau européen », a affirmé le Président français selon l’Elysée. La Pologne ambitionne de devenir un géant en matière de gaz de schiste, grâce à de gigantesques gisements qui pourraient permettre au pays d’assurer son indépendance énergétique.

Varsovie doit prendre la présidence de l’Union européenne le 1er juillet.

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Communiqué du lundi 23 mai 2011
Mercredi 1er juin, la proposition de loi est examinée par le Sénat. Le groupe socialiste nous fait part de ce communiqué de presse :

Les sénateurs socialistes refusent d’être co-rapporteurs du projet de loi UMP.

Le groupe socialiste du Sénat annonce son refus de participer avec la majorité sénatoriale au rapport sur la proposition de loi de l’UMP visant à interdire la fracturation hydraulique pour extraire les gaz et huiles de schiste.
Les socialistes rappellent qu’ils ont été les premiers à prendre l’initiative de légiférer sur le sujet de l’autorisation des permis de recherche accordés par le Gouvernement dans le Bassin Parisien et le sud de la France. Si la droite s’est depuis inquiétée des conséquences de ces autorisations, et a obtenu l’examen à l’Assemblée Nationale d’une proposition de loi, elle demeure dans une position ambigüe. Elle introduit notamment des ouvertures qui profiteront aux industriels spécialisés dans cette activité.
La question est simple: le gouvernement et sa majorité souhaitent-ils revenir sur leurs engagements et maintenir des permis pour explorer et exploiter les gaz et les huiles de schiste ? Quelque soit la technique utilisée, les sénateurs socialistes répondent pour leur part : non !
Ils dénoncent également tous les permis actuellement accordés et tous ceux qui pourront l’être à l’avenir grâce à cette loi volontairement floue qui comporte des subterfuges techniques. »

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Communiqué du 20 mai 2011

Gaz de schiste : l’exploration peut reprendre en Seine-et-Marne

L’AFP rapporte que le tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne) a rejeté mardi 17 mai 2011 le recours en référé du conseil général du département et de la Région Ile-de-France contre la reprise des explorations de gaz de schiste sur la commune de Doue en Seine-et-Marne.
Pas de fracturation hydraulique à ce stade

Selon l’ordonnance, dont l’agence de presse a obtenu une copie, « il n’apparaît pas, en l’état du dossier, [...] que l’urgence justifie la suspension de l’exécution de l’arrêté de 12 octobre 2010, par lequel le préfet de Seine-et-Marne a donné acte à la société Toreador de sa déclaration de travaux miniers portant sur la réalisation à Doue d’un forage de recherche. »
Le tribunal justife sa décision par le fait qu’à ce stade « [les] opérations [de prospection] ne seront pas menées en recourant à la technique de fracturation hydraulique. »
L’avocat de Toreador, maître Frédéric Scanvic, se félicitant de la décision, a annoncé à l’AFP que l’entreprise va « pouvoir procéder aux opérations de carottage à 2.500 mètres sous terre avec des prélèvements » qui seront étudiés « afin de savoir si il y a un intérêt à exploiter. »
« Ce n’est que la bataille de l’urgence que l’on vient de perdre, le dossier n’est pas pour autant clos »
estime pour sa part Vincent Eblé, président PS du conseil général de Seine-et-Marne, précisant que les plaignants entendent « [poursuivre] le combat devant les tribunaux sur le fond. »
Début avril, le département, la région et l’ Association de défense du paysage et de l’environnement à Doue plus les communes environnantes (Adepad+) avaient déposé un référé suspension relatif à l’arrêté préfectoral du 12 octobre 2010 autorisant la société Toreador à réaliser un forage de recherche (dit Butheil BTL) sur le territoire de la Commune de Doue.
Philippe Collet, in Actu-Environnement

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Communiqué du 20 mai 2011

[IDF "Non aux gpds"] Ne pas tomber dans le piège des produits chimiques utilisés par l’hydrofracturation

Bonjour,
« Vous trouverez sur ce site (http://www.trican.ca/Services/technologyfracturing_ecoclean.aspx) de nouveaux produits permettant une hydrofracturation « verte ». Ils existent donc déjà. Bien avant le vote définitif de la loi, prévu autour du 1er juin. Et quoi qu’en disent les députés de la majorité. Les pétroliers vont donc garder leurs permis bien au chaud, et  présenter dans quelques mois une nouvelle technique de fracturation « écolo » soi-disant sans dangers pour l’environnement. «
Ce n’est pas vraiment nouveau, le 15 nov 2010, Halliburton a sorti sa gamme « CleanStim™ » qui n’utilise que des produits utilisés dans l’industrie alimentaire :
http://www.halliburton.com/public/news/pubsdata/press_release/2010/corpnws_111510.html?SRC=MP
C’est pour cela que je rappelle régulièrement que la stratégie des industriels depuis fin 2010 est de concentrer l’attention des collectifs, des parlementaires et des journalistes sur les produits chimiques « dangereux » utilisés lors de la fracturation hydraulique : il suffit qu’ils mettent en avant ces nouvelles gammes de produits pour augmenter démesurément l’acceptabilité du grand public et être autorisés par les parlementaires à exploiter les gaz et huiles de schiste.
Il nous faut je crois sans cesse rappeler 2 points fondamentaux, notamment aux parlementaires :
- même sans produits ajoutés à l’eau (additifs), la fracturation hydraulique pollue massivement en laissant s’échapper du gaz méthane (CH4) dans les nappes phréatiques. La pollution est forte au moins dans un rayon d’1 kilomètre autour des sites d’extraction : les eaux sont contaminées à hauteur de 85 % par du méthane.
- le bilan carbone « presque-complet » (voir ci-dessous) de l’exploitation des gaz de schiste est à peu près le même que le charbon voire suivant les méthodes de calcul 20% plus mauvais (donc bien au delà du pétrole et du gaz exploités de « façon conventionnelle ») : les GDS constituent donc la pire fuite en avant dans les énergies fossiles.
Fait encore confirmé par le réputé Robert Howarth, de l’Université de Cornell, dans l’État de New York, dans une étude reprise par « The Guardian » et « Climate Change » :
http://www.sciencepresse.qc.ca/blogue/2011/04/16/meilleur-charbon
On sait que lors de son utilisation le gaz de schiste émet moins de GES que les autres combustibles (un peu moins que le pétrole et beaucoup moins que le charbon) mais ce n’est pas vrai si on tient compte des émissions de gaz liés au forage et à la fracturation hydraulique; les industriels veulent faire oublier ce détail aux collectifs/associations/parlementaires/journalistes et donc aux citoyens.
De plus, comme pour le combustible nucléaire, il n’y a pas de procédé permettant de traiter correctement les déchets (l’eau et les boues qui sont contaminées et radioactives) donc l’analyse de cycle de vie ne peut en aucun cas être considérée comme « complète ».
Des forages plus profonds représentent probablement moins de risques de pollution des nappes phréatiques, mais nécessitent encore plus d’eau et soulèvent peut-être encore plus de question concernant les impacts sismiques.
Enfin, il ne s’agit pas seulement de « nos jardins » et il faudrait commencer à demander, particulièrement aux entreprises publiques ou semi-publiques concernées (Total, GDF_Suez), des comptes vis-à-vis de l’exploitation des GPDS à l’étranger donc notamment aux US, en Pologne, et en Chine.
Ni ici, ni ailleurs, ni aujourd’hui, ni demain !
LMessage de Thomas Couderette (et Emmanuel Thevenon)

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Communiqué du 17 mai 2011

Schiste: le Tribunal administratif de Melun rejette le recours en référé

MELUN – Le tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne) a rejeté mardi le recours en référé du conseil général du département et de la Région Ile-de-France contre la reprise des explorations de gaz de schiste sur la commune de Doue en Seine-et-Marne.
Selon la décision du tribunal, transmise à l’AFP, il n’apparaît pas, en l’état du dossier, (…) que l’urgence justifie la suspension de l’exécution de l’arrêté de 12 octobre 2010, par lequel le préfet de Seine-et-Marne a donné acte à la société Toreador de sa déclaration de travaux miniers portant sur la réalisation à Doue d’un forage de recherche (…).
Ces opérations ne seront pas menées en recourant à la technique de fracturation hydraulique, précise cette ordonnance.
Le département, la région et l’Association ADEPAD ont conjointement déposé un référé suspension relatif à l’arrêté préfectoral du 12 octobre 2010 donnant acte à la société Toreador de sa déclaration de travaux miniers portant sur la réalisation du forage de recherche (dit Butheil BTL) sur le territoire de la Commune de Doue, avaient-ils expliqué.
Nous nous félicitons de cette décision et allons pouvoir procéder aux opérations de +carottage+ à 2.500 mètres sous terre avec des prélèvements que l’on remontent à la surface et que l’on étudie afin de savoir si il y a un intérêt à exploiter, a expliqué à l’AFP Me Frédéric Scanvic, avocat de la société Toreador.
Il n’y a effectivement pas de fracturation hydraulique dans cette phase, a précisé Me Scanvic.
Ce n’est que la bataille de l’urgence que l’on vient de perdre, le dossier n’est pas pour autant clos, nous poursuivons le combat devant les tribunaux sur le fond, a affirmé Vincent Eblé, président PS du conseil général de Seine-et-Marne.
Pour M. Eblé, l’examen du projet de loi n’est pas terminé et il y a également le combat de l’opinion citoyenne, auquel nous continuerons à nous associer, a-t-il martelé.
(©AFP / 17 mai 2011 19h38)

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Communiqué de presse coordination nationale des collectifs Non au Gaz et Huile de Schiste du 14 mai 2011

La Coordination nationale des collectifs « Non au gaz et huile de schiste » s’est réunie le 14 mai 2011 après l’adoption d’une petite loi par l’Assemblée nationale le 11 mai dernier.

La Coordination nationale CONSTATE :

  • que cette loi n’abroge pas les permis exclusifs de recherches délivrés ;
  • que l’Assemblée nationale autorise la technique de la fracturation hydraulique pour l’expérimentation.

La Coordination DEPLORE :

  • que la représentation nationale n’ait pas eu accès aux dossiers de demandes de permis de recherche ;
  • qu’une majorité de députés s’en est remise aux déclarations des industriels et au Ministère de l’industrie et de l’énergie pour l’instruction de l’abrogation des permis de recherche ;
  • que l’Etat refuse d’abroger les permis en dépit des déclarations du 1er Ministre, du Ministre de l’Industrie et du Ministre de l’Ecologie.

La Coordination Nationale EXIGE :

  • que le Ministre de l’Industrie et de l’Energie représente le Gouvernement lors de l’examen de la proposition de Loi devant le Sénat ;
  • que l’Etat rende public le processus de délivrance des permis de recherche ; et, qu’au nom des principes d’information et de participation du public, il lève le secret industriel sur toutes les techniques et produits de recherche et d’exploitation ;
  • que l’Etat abroge les permis de recherche délivrés.

La coordination APPELLE à la poursuite et à l’amplification de la mobilisation des citoyens et des élus locaux.

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(AFP) – 12 mai
TOULOUSE — José Bové a accusé jeudi le gouvernement et la majorité d’avoir cédé au lobby industriel sur le gaz de schiste et les a prévenus que leur « erreur fondamentale » n’allait que renforcer la contestation dont il est le chef de file.
« L’Assemblée a cédé au lobby des industriels, aux menaces proférées par ces industriels de (demande) d’indemnisations devant les tribunaux », a dit l’eurodéputé à l’AFP. « Le gouvernement et la majorité UMP (…) ont montré qu’ils étaient plus sensibles aux intérêts des entreprises qu’aux intérêts des populations concernées ».
M. Bové réagissait à l’adoption par l’Assemblée, mercredi en première lecture, d’un texte relatif à l’exploration et l’exploitation des gaz et pétroles de schiste. Le texte a été adopté avec les voix de la majorité présidentielle. La gauche a voté contre.
Il interdit la technique décriée de la fracturation hydraulique, mais il n’abroge pas les permis d’exploration délivrés auparavant et discrètement par le gouvernement. La révélation de l’existence de ces permis suscite depuis des mois une levée de boucliers sur les territoires concernés.
« La mobilisation va continuer et s’amplifier », sur le terrain et devant les tribunaux, a prévenu M. Bové dont le département, l’Aveyron, est concerné par l’un des permis.
« Le gouvernement n’a pas compris qu’au lieu de calmer le jeu, il n’a fait que renforcer la détermination des populations et des élus locaux, quelle que soit leur couleur politique. C’est là qu’ils ont commis une erreur fondamentale; c’est qu’ils ont voulu transformer (cela) en bataille partisane alors que c’est la défense des territoires qui est au centre », a dit le député européen (Europe Ecologie).
« On ne lâche rien tant qu’on n’a pas obtenu la seule chose demandée par tous les citoyens; l’abrogation des permis », a-t-il mis en garde.
Il a relevé que « la confiance dans la parole politique en (avait) pris un coup alors que le Premier ministre avait annoncé l’abrogation des permis ».
Les collectifs anti-schiste vont continuer à mobiliser et à informer, a-t-il dit.
« Chaque fois qu’un maire sera traduit devant un tribunal, il y aura des manifestations devant », a-t-il dit en invoquant le cas des maires ardéchois dont les arrêtés anti-gaz de schiste sont attaqués devant la justice administrative par l’industriel américain Schuepbach Energy.
En revanche, les anti-schiste ont a priori renoncé à un grand rassemblement cet été sur le plateau du Larzac, dans l’esprit du combat mené il y a 40 ans au même endroit contre l’extension d’un camp militaire, a dit M. Bové.
Il ne serait pas « raisonnable » d’organiser en si peu de temps une manifestation susceptible de réunir des centaines de milliers de personnes, a-t-il expliqué.
Bernard Saquet, maire DVG du village de Nant (Aveyron) qui a donné son nom à un des permis, s’est dit « désagréablement surpris et très inquiet » devant le vote de l’Assemblée. Lui aussi a dénoncé la « volte-face » du gouvernement.
Son inquiétude est partagée par Gérard Miquel, sénateur PS et président du conseil général du Lot, qui pourrait être concerné par un permis. Comme la fracturation hydraulique est « la seule technologie existante, autant abroger tous les permis », a-t-il dit.

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Communiqué du 10 mai 2011 de Carobio,

Le 10 mai : Fracturation de la loi « Gaz de schiste » ! et on remet ça dans 2 mois…

Résumé du zapping sur la TV ce soir (JT france2, France 3 et Publicsénat) :
La loi proposée ce jour en première lecture à l’Assemblée Nationale, n’est pas satisfaisante pour les députés PS et verts ni  pour les collectifs car « renoncer à la fracturation, annuler ces projets en état avec  2 mois de répit donné aux entreprises pour trouver une autre technique  » nous dit la ministre NKM n’est pas l’interdiction totale et durable demandée !
Cette loi « ne répond pas aux engagements de la France , avec ceux de l’europe, de diviser par 4 les GES!…toute exploitation des énergies fossiles va contre cet engagement  » dixit Nicolas Hulot, interviewé sur France 3 ce soir au JT de 20H et sur l’importante  manif de contestation  des citoyens et des collectifs des régions concernées , ce jour devant l’Assemblée Nationale..et c’est pas fini …
suite la semaine prochaine pour le vote d’une loi revue et corrigée ?!

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Communiqué du 09 mai 2011 de Carobio,

Tour de France de la banderolle nationale »Anti- Gaz et huile de schiste » :  la contestation au sommet!

Grace à Elisabelle ,
apres son  périple à travers la France et son passage au Parlement Européen, la banderolle a fait l’ascension du Mont Blanc et est prete à partir vers Paris ; elle sera demain le 10 mai 2011, à l’Assemblée Nationale pour le vote de la proposition de loi sur l’abrogation des forages de gaz de schiste.
Récit envoyé par Guy Noel Levy de Savoie : « des collectifs anti gaz de schiste, la banderole est partie hier à 16h30 du pic de Bossons, est montée au Mont Blanc par la voie historique et est redescendue ce midi ,ceci grace aux 3 alpinistes (lionel Bonnel, Pascal Sibue, Benoit Gardey) qui ont assuré cette ascension »
La banderolle  « Anti- Gaz et huile de schiste » avec les nombreuses signatures d’une partie des citoyens et des élus mobilisés partout en France est victorieuse du plus haut sommet de la France, dans l’attente et la détermination qu’il en soit de même au sommet de l’état !
La détermination des habitants des territoires concernés et leurs collectifs reste entière, le parlement français est donc sous haute surveillance de la société civile…ces citoyens bien informés et déterminés ne s’arréteront pas aprés le vote (ou non) de  demain à l’assemblée nationale.

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Proposition de loi sur l’exploitation des gaz et huiles de schiste : la mobilisation doit continuer !

Paris, le 5 mai 2011 - Des collectifs citoyens, réunis au sein des coordinations nationale et européenne, des associations, des personnalités et des élus comme José Bové et Danielle Mitterrand appellent à un rassemblement à l’occasion de l’examen de la « proposition de loi visant à abroger les permis exclusifs de recherches d’hydrocarbures non conventionnels et à interdire leur exploration et leur exploitation sur le territoire national » par l’Assemblée nationale.

RASSEMBLEMENT

Le mardi 10 mai, 11h place Herriot (derrière l’Assemblée nationale)

Un an à peine après la signature par Jean-Louis Borloo, en plein Grenelle de l’environnement, des permis d’exploration des gaz et huiles de schiste octroyés sans aucune consultation, une forte mobilisation citoyenne a réussi à imposer cette question dans le débat public, alertant sur les forts risques environnementaux et sociaux posés par ces activités et demandant l’abrogation de tous les permis. Plusieurs propositions de lois, réunies ensuite en un texte unique, ont ainsi été déposées pour réglementer ou interdire ces catastrophes annoncées (entre autres, contamination de l’eau, de l’air et des sols, consommation excessive d’eau et d’énergie).

La question de l’exploration et de l’exploitation des gaz et huiles de schistes ne se résume pas à une question de technique d’extraction. La crise climatique ne nous permet tout simplement pas d’aller extraire ces ressources. Rappelons en effet que les émissions de gaz à effet de serre provenant de la production des hydrocarbures non conventionnels sont nettement supérieures à celles des ressources fossiles traditionnelles.

La baisse des réserves conventionnelles en gaz et en pétrole devrait inciter le Gouvernement à se tourner vers la sobriété énergétique et les énergies renouvelables. Lorgner du côté des ressources non conventionnelles ne fera au contraire qu’alimenter notre dépendance aux énergies fossiles, au mépris des engagements pris par la France sur la scène internationale et européenne ainsi qu’au plan national, à travers le Grenelle de l’environnement. Loin d’assurer notre indépendance énergétique, l’exploitation de ces ressources ne fera que retarder la nécessaire transition énergétique de la France.

Pour maintenir la pression sur les députés pour qu’ils adoptent un projet de loi visant à abroger les permis d’exploration de gaz et huiles de schistes déjà octroyés et à interdire la délivrance de tout nouveau permis d’exploration et d’exploitation, les collectifs et associations organisent un rassemblement festif suivi d’un happening « eau » en couleur. Des « feuilles d’eau » contre les gaz de schiste seront offertes aux députés au cours de cette manifestation.

Les collectifs citoyens restent mobilisés : le rapport provisoire de mission d’étude du CGIET et du CGEDD remis à Madame la Ministre Nathalie Kosciusko Morizet constitue en effet un véritable plaidoyer pour les gaz et huiles de schiste, en affirmant notamment que la France doit continuer l’exploration, sous forme de « puits expérimentaux », afin de pouvoir envisager l’exploitation d’ici « deux ou trois ans », et ce malgré la proposition de loi actuelle.

Ce document provisoire estime qu’il faudra « clarifier les obligations des opérateurs gaziers et pétroliers sur les incidences de leurs travaux sur les ressources en eau » sans exprimer aucune modalité, ni même aucune possible contrainte. Un aveu clair que toute exploration et exploitation de ces gaz et huiles de schiste auront immanquablement un impact sur l’environnement sans que, pour autant, aucun engagement à créer des obligations et des sanctions face à cette exploitation ne semblent envisagés.

Les citoyens n’ont pour l’instant aucune assurance que les permis accordés seront réellement retirés, d’autant que le rapport final n’a pas encore fourni ses conclusions définitives. Il est donc essentiel de continuer la mobilisation pour obtenir le retrait des permis d’exploration sans aucune compensation et l’interdiction ferme et définitive de l’exploration (y compris « expérimentale ») et de l’exploitation des gaz et huiles de schiste, aussi bien en France qu’à l’étranger par les filiales d’entreprises françaises.

Nous invitons donc l’ensemble des forces citoyennes à prendre part à ce rassemblement afin d’interpeler nos députés sur ce problème grave et de montrer que la mobilisation reste et restera active. Quel qu’en soit le résultat, cette mobilisation ne constituera qu’une étape de notre lutte pour une société écologiquement soutenable fondée sur une justice sociale et environnementale.

Ni ici, ni ailleurs, ni aujourd’hui, ni demain !

Signataires : Coordination nationale des collectifs anti gaz et huile de schiste, Le Collectif citoyen Ile-de-France Non aux gaz et pétroles de schiste, France Libertés, Les Amis de la Terre, Réseau Une seule planète, RAC (Réseau Action Climat), AITEC, ATTAC, Greenpeace.

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les essentiels

• Les débuts. interview : Fabrice Nicolino, journaliste et écologiste qui a lancé l’alerte, ensuite avec Patrick Herman, journaliste et paysan tout prés de Nant en Aveyron où s’est tenue la toute première réunion publique.

• La concession Gargas/Provence

• Coup de gueule de Mme Corinne Lepage

• Position du conseil scientifique d’Attac

Danger d’explosion d’une démocratie au gaz de schistes (Maître Muriel Bodin)

• Fais sauter un puits de gaz de schiste pour voir !

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