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Le nucléaire et le gaz de schiste, une trajectoire suicidaire

mai 23, 2013

Source : Romandie News

Paris – Ne pas réduire la part du nucléaire et céder à la tentation du gaz de schiste est une trajectoire suicidaire, a déclaré jeudi Nicolas Hulot auditionné à Paris dans le cadre du débat sur la transition énergétique.

Si nous gardons le nucléaire, et même comme certains le préconisent, nous augmentons le nucléaire, avec le gaz de schiste, la seule chose que je peux vous dire, c’est qu’il n’y a pas de dénouement heureux, a déclaré le défenseur de l’environnement.

C’est une trajectoire suicidaire, a-t-il ajouté lors de la réunion mensuelle du Parlement du débat qui réunit une centaine de représentants d’associations, syndicats, élus…

Le Medef plaide, au sein de ce débat, pour prolonger la vie du parc nucléaire français et ne pas se priver des gaz de schiste. Pour sa part, le président François Hollande s’est engagé à réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 à 50% d’ici 2025.

Dans mon esprit il est bien clair que c’est par rapport à la capacité de production d’aujourd’hui, et non la capacité de production de demain, a souligné Nicolas Hulot.

Mettant en garde contre la tentation d’aller vers des solutions qui peuvent apparaître dans un premier temps comme miraculeuses, l’envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète a jugé que les deux priorités de la transition étaient la sobriété et le développement des énergies renouvelables.

On doit engager un grand virage historique, a-t-il estimé, rappelant notamment que la France prévoit d’organiser en 2015 la grande conférence climat qui doit déboucher sur un accord ambitieux et global de réduction de gaz à effet de serre.

Si la France n’a pas d’ici 2015 sa propre part d’ambition, d’audace, de créativité, je ne vois pas comment on pourra entraîner notamment les pays émergents sur le chemin de la transition, a-t-il averti.

(©AFP / 23 mai 2013 11h49)

Prudhomat. Projection sur le gaz de schiste demain

mai 23, 2013

SOURCE/ la dépêche.fr  Mis à jour le 22/05/2013 à 08:55

Le film «La malédiction du gaz de schiste» de Lech Kowalski sera projeté demain jeudi 23 mai à 21 heures à la Grange de l’autre chèvre à Prudhomat. Le sujet reste d’actualité pour le collectif qui s’oppose au gaz de schiste d’autant qu’il s’inquiète du permis d’exploitation du sous-sol dit «permis de Brive» en cours d’examen, couvrant plus de 1 700 km². Le nord du Lot est concerné. Les opposants au gaz de schiste proposent une pétition citoyenne et plusieurs rendez-vous : réunion tous les vendredis à 19 heures à Martel ; projection du film «Promised Land» à Vayrac le 28 mai ; table ronde avec des géologues le 1er juin à 20 h 30 salle des Capucins à Turenne ; le 8 juin à Sarlat, grande manifestation. Contact : martel.nonaugazdeschiste@gmail.com.

Australie: Grande barriere de corail contre gaz de schiste

mai 23, 2013

 

Conservation. L’Etat australien du Queensland connaît un énorme boom minier. Mais les sites protégés de la région devraient être épargnés.

 

 

L’extraction de gaz de schiste sous la Grande Barrière de corail risque fort d’être interdite par le gouvernement fédéral travailliste australien. L’impact environnemental de l’industrie pétrolière et gazière, qui connaît un fort développement sur le littoral à proximité du récif, est en effet au cœur des tensions entre les différents acteurs politiques.En février, le gouvernement conservateur de l’Etat du Queensland a levé un moratoire empêchant l’exploitation minière dans la plupart des zones situées le long de la côte pour permettre aux entreprises d’évaluer si l’essor que connaît actuellement l’industrie américaine du gaz de schiste pourrait être reproduit en Australie.

La société Queensland Energy Resources (QER) concrétise actuellement ses projets de mine de schiste à ciel ouvert et d’usine de transformation près de Gladstone. Elle devra aussi décider ce qu’elle compte faire des vastes zones sur lesquelles elle détient des droits miniers et dont le sous-sol contient jusqu’à 8 milliards de barils de pétrole de schiste récupérable, sur les 22 milliards estimés dans l’ensemble du Queensland.

Selon les Verts australiens, la levée du moratoire est du “vandalisme environnemental”. Le Premier ministre du Queensland, Campbell Newman, a rétorqué que l’essor de l’industrie créerait des emplois, permettrait à l’Etat d’empocher des redevances et serait dès lors une “victoire” pour le Queensland.

Mais, selon une note du ministère fédéral de l’Environnement adressée à son ministre, Tony Burke, et dont a eu connaissance l’édition australienne du Guardian, le gouvernement fédéral aurait la possibilité d’utiliser ses pouvoirs en matière de gestion des sites du patrimoine mondial pour empêcher l’exploitation éventuelle de ressources situées sous le récif. La note indique que certains gisements se trouvent “à proximité ou sous la zone de la Grande Barrière, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco”, et que toute exploration effectuée sous le récif – même pour des gisements situés en profondeur, auxquels on accéderait horizontalement depuis l’extérieur de la zone protégée – serait “incompatible avec les principes de gestion des sites inscrits au patrimoine mondial”.

 

2 600 km de récif. “Les principes de l’Unesco concernant l’extraction minière sont parfaitement clairs, a expliqué Tony Burke au Guardian. L’extraction de minerai ou de pétrole sous la Grande Barrière de corail est interdite. C’est aussi simple que ça.” Les processus d’approbation environnementale risquent d’être l’un des grands enjeux des élections fédérales du 14 septembre, pour lesquelles le Parti travailliste est donné perdant par les sondages.

Lors de sa prochaine réunion, qui se tiendra du 16 au 27 juin au Cambodge, le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco décidera de placer ou non les 2 600 kilomètres de récif de la Grande Barrière de corail sur la liste des sites en danger. L’essor des industries du charbon et du gaz naturel liquéfié (GNL), et les travaux de dragage et de développement des ports destinés à l’exportation de ces ressources ont en effet un impact environnemental important sur le site.

Comme l’a exigé le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco, le gouvernement fédéral met en œuvre actuellement une “évaluation stratégique” de l’impact du développement économique sur le récif. Les processus d’approbation relatifs à la construction d’autres ports n’ont cependant pas été suspendus pendant cette période.

Dommages irréversibles. A l’approche de la réunion du Comité du patrimoine mondial et des élections de septembre, les groupes d’écologistes et de militants font activement campagne pour la protection de la Grande Barrière de corail. Le navire de Greenpeace, Rainbow Warrior navigue dans la région, la Société australienne pour la conservation marine vient tout juste de lancer une nouvelle campagne et le groupe de pression GetUp! a recueilli plus de 120 000 signatures pour demander au ministre de l’Environnement, Tony Burke, de protéger le récif.

Les écologistes s’inquiètent non seulement de l’impact du développement portuaire, mais aussi de l’expansion massive de l’industrie du charbon : si tous les nouveaux projets miniers dans la région se concrétisent, la production de charbon fera plus que doubler en Australie. Ils sont également préoccupés par l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre liée à l’exportation de ces ressources. Cette hausse risque en effet d’empêcher la communauté internationale de limiter le réchauffement climatique à 2 °C. Dans tous les cas, les dommages causés au récif seront irréversibles.

Un nouveau PDG pour le géant des gaz de schiste Chesapeake

mai 22, 2013

Energie et Environnement

Par Les Echos | 21/05 | 07:00

énergie : Le groupe américain Chesapeake a annoncé la nomination d’un ancien dirigeant d’Anadarko à sa tête. En charge des activités en eaux profondes au sein du pétrolier, Robert Douglas Lawler va prendre la direction du deuxième producteur de gaz des Etats-Unis après que son prédécesseur, le fondateur du groupe, Aubrey McClendon, a été poussé vers la sortie en début d’année à la suite de soupçons d’abus de biens sociaux. Depuis, les fonctions de dirigeant exécutif étaient assumées par le directeur opérationnel Steven C. Dixon. Robert Douglas devra remettre en selle un groupe handicapé par la faiblesse des prix du gaz aux Etats-Unis et une dette de 13 milliards de dollars. Chesapeake doit trouver 3,5 milliards de dollars d’ici à la fin de l’année pour financer ses activités.

Gérard Mestrallet dénonce "le triple échec de la politique énergétique de l’Europe !"

mai 22, 2013

source: boursier.com

Batho : le gaz de schiste, "un refus politique"

mai 22, 2013

Par Europe1.fr

Delphine Batho, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, était l’invitée d’Europe 1, mardi matin, à la veille d’un sommet européen. "Nous voulons construire une communauté européenne de l’énergie. Il y a urgence. Il faut faire de l’Europe le continent de la transition écologique. Pour cela, il faut investir car il y a une compétition mondiale sur les énergies renouvelables", a-t-elle estimé.

Alors que l’exploitation du gaz de schiste est prônée par certains, Delphine Batho a rappelé le refus de la France sur ce sujet car "on ne peut pas résoudre les problèmes d’aujourd’hui en alourdissant la dette environnementale qui va peser sur les générations futures. Les gaz de schiste ne sont pas une solution, la technique d’exploitation est la fracture hydraulique. (…) "C’est un refus politique, je l’assume, tout n’est pas sacrifiable au marché, au profit à court terme. La France est le premier pays touristique du monde, il y a un enjeu économique à maintenir, à être la nation de l’excellence environnementale. Je pense qu’on peut résoudre les problèmes de compétitivité autrement

GAZ DE SCHISTE – Les USA engagent une réformette

mai 21, 2013

Publié par le 21/05/13
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Gaz de schiste (CSSD)En plein boom depuis quelques années, la production de gaz de schiste aux Etats-Unis a encore de beaux jours devant elle. Si Washington vient de réformer le cadre réglementaire de la fracturation hydraulique, officiellement pour protéger l’environnement, les industriels pourront conserver leurs  « secrets d’entreprise ».

En principe, tous les exploitants de puits aux Etats-Unis utilisant la technique du « fracking » devront désormais déposer la liste des composants chimiques qui participent à la fracturation hydraulique avec l’eau et le sable. Mais le dépôt obligatoire sur le site FracFocus, lancé par les exploitants eux-mêmes, pourra omettre certains produits lorsque les industriels les considèrent comme des « secrets d’entreprise » révèlent Les Echos, au grand dam des associations écologistes.

Par ailleurs, les exploitants pourront se contenter de respecter uniquement les règles de l’Etat où ils forent, lorsque l’Etat fédéral estime les standards locaux comme aussi stricts voire plus stricts que les siens.

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